FLORE
DES
SERRES ET DES JARDINS DE L'EUROPE,
SERRES ET DES JARDINS DE L'EUROPE,
ог
DESCRIPTIONS ET FIGURES DES PLANTES LES PLUS RARES ET LES PLUS MÉRITANTES,
NOUVELLEMENT INTRODUITES SUR LE CONTINENT OU EN ANGLETERRE,
ET
SOIT INÉDITES, SOIT EXTRAITES DES MEILLEURS RECUEILS DE BOTANIQUE ET D’HORTICULTURE; 2 OUVRAGS ORTE DA VIOUATTAS
REPRESENTANT LE PORT DES PLANTES, DES SITES DE LEURS CONTREES NATALES »
ЕТ CONTENANT LEUR HISTOIRE, LEUR ÉTYMOLOGIE GÉNÉRIQUE ЕТ SPECIFIQUE,
"ÉCONOMIE DOMESTIQUE OU INDUSTRIELLE,
LEUR APPLICATION A LA MÉDECINE ET
LEUR CULTURE RAISONNER, ЕТС., ETC
RÉDIGÉ PAR MESSIEURS :
Ar. BRONGNIART 0.2, membre de l'Institut, oie de Euch au Muséum d’hist. natur. de Pari 3. DECAISN
, mbre de der prof. а u Museum x histoire naturelle de Par Dne
G. MIQUEL, ASENA de botan. et directeur du Jardin botanique ere 10. ACHILLE R mbre de l'institut
3 D. et profess. ез ae à la Faculté = Мейес. de Paris.
А
SCHEID ALPH. DE CANDOLLE, prof. de botan. et direct. a... Eee f ы - linn. de Bruxelles, et Re de bo- du 3 PRIS des Plantes & iden; contin, ne vua addis
2” DE dace ESE, profess. de bot. à PUniversité et дей.
Е. E. L. ison, d'État. aet. ; direct. du ds me в. de Leyde. + Jardin Impér. de Bot. de St-Petersbourg. Еіс LOUIS Y UTTE, €—€— ancien тй Сн. LEMAIRE, ancien in d’humanités de ré de de Seat tee belge, ancien direc ot.
France, ete. obs Bruxelles, ete. L. ҮН,
MISSOURI! Hie ver æternum !
BOTANIC/
gens sua forma redit t, sua Ben campis natuque solum versicolore nitet
TOME QUATRIEME.D
2 |
GAND,
Chez LOUIS VAN HOUTTE, Horticulteur, Éditeur.
1848.
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JANVIER 1848.
505-504.
LYCASTE SKINNERI,
LYCASTE DE SKINNER.
Erym. Lycaste (Avyaern), femme de Butés et surnommée Venus ‚ à cause de sa beauté. (У. la Mythologie.) C'est une allusion á la beauté florale du genre.
Оге асе» $ Vandew-Maxillaridee, — Gynandria-Monandria.
' glandula parva subrotunda; rostello subulato. erbe pseudobulbose, foliis plicatis. radicales erecti uniflori. Flores semper speciosi bractea magna spathacea suffulti. LINDL. Lycaste Lispr. Bot. Reg. Misc. 1843, p. 14. (genus ez Maxil- um).
y laria , sieut et plura alia, deprompt
CHARACT. SPECIEI : L. Bractea herbacea . acuta cucullata ovario multo longiore; sepalis
gue oblongo-lanceolatis acutis; petalis -plo brevioribus ovalibus erectis supra
gynostemate subtus p
Lycaste Skinneri LINDL. 1. c. Paxt. Mag. of Bot. XI. t. 1.
Maxillaria Skinneri Barem. Bot. Reg. Misc. (пес М. Skinneri in Bot. Reg. Misc. 101 (1840) que est. M. (Lycaste) cruenta Lin. Bot. Reg. t. 15 (1842).
Pendant prés de quatre mois consécutifs (d'octobre à janvier) nous avons eu sous les yeux, dans la grande serre à Orchidées du jardin Van Houtte , un grand nombre d'in- dividus de cette belle espèce, arrivés direc- tement du Guatimala dans cet établissement, et dont chaque pseudobulbe portait deux, trois et quelquefois jusqu'à sept et huit fleurs épanouies à la fois ! Nous laissons le lecteur se faire une idée, en consultant la figure ci-contre, dn magnifique aspect que nous présentaient des touffes de cette plante, chargées de 20, de 50 fleurs et plus à la fois: fleurs d'un si ample volume, d’un coloris si aimable, et à tout âge de développement.
Ces fleurs, d'un beau blanc, reflété de rose , varient non-seulement pour la gran- deur (12 4 15 centim. en diamétre), mais encore pour la disposition des macules et des teintes roses ou eramoisies qui relevent la blancheur du fond. Nous en avons figure ci-contre deux d'un coloris different, pour faire suffisamment apprécier aux amateurs
TOM. IV.
les gradations de ces nuances et celles du pointillé qui orne si agréablement le labelle.
La Lycaste Skinneri est originaire du Guatimala, ой elle а été découverte par M. Skinner, qui a eu également le bonheur de l'introduire vivante dans les collections.
« C'est, dit M. Bateman, qui le premier l'a fait connaitre sous le nom de Maxillaria
| Skinneri(du nom de son découvreur), la plus
belle espèce du genre Maxillaria (the facile princeps (4). Elle vient de fleurir chez le rev. John Clower, avec une vigueur, une beauté qui ne seraient pas surpassées dans son pays natal. Ses fleurs mesurent en ce moment au-delà de six pouces en diamé- ге.»
Descr. Pseudobulbes grands, ovales, com- primés , sillonnés-costés, rugueux, longs de 4 pouces sur deux de large; ils sont ar- rondis et presque unis pendant la jeunesse,
—
(1) Litteralement : c’est facilement la princesse des Maxillaires!
1
-%859-
et naissent au milieu de feuilles confor- mes & celles du sommet. СеПев-сі ап nom- bre de 3-4, atténuées á la base en un long pétiole sillonné, ligulé ; ont un limbe ovale- lancéolé , subacuminé , plissé-nervé, costé, d’un veri assez foncé (longueur totale, 1 + pied). Scapes radicaux, hauts de
10-12 pouces, uniflores, assez gréles, cy- lindriques, articulés, portant à chaque nœud une bractée étroitement amplexicau- le, ovale-lancéolée , assez longuement acu- minée, aigué, verte, et formant à son point d'insertion une sorte de renflement annu- laire. Spathe univalve entierement con- forme, beaucoup plus petite que les segments floraux, mais dépassant de beaucoup l'ovai- re. Ceux-ci (les extérieurs) étalés, oblongs-
lancéolés , à peine aigus, arrondis à la base, légérement réfléchis au sommet, charnus, un peu poilus à la base en dedans, et là d'une teinte rosée ou cramoisie pále. Les 2 inter. de moitié plus petits, connivents , imbriqués, conformes, réfléchis au som- met, d'un coloris plus tranché. Labelle trilobé, trés eharnu à la base, plus petit que les sépales; partie basilaire cymbi- forme; au centre un sillon longitudinal; au sommet, entre les deux lobes latéraux, une excroissance trés-épaisse , linguiforme; lobe médian arrondi-ové. Gynostéme dres- sé, trés-robuste, plan, légérement velu en avant , arrondi dorsalement , blanchätre au BEN cramoisi-velouté & la base...
Ca. Г.
Explication des Figures.
. Labelle vue de 3/4. Fig. 2. Gynostéme.
de muc (fig. légérement gross.).
Fig. 5. Pollinies. Fig. 4. Coupe horizontale
CULTURE.
La Lycaste Skinneri appartient aux lo- ealites tempérées du Guatimala, Фой j'en ai recu un bel approvisionnement. Elle se contente done, dans nos pays, d'une serre froide, Plantée au milieu d'un exhausse- ment formé de fragments de tourbes, elle est tenue en serre tempérée, sans l'arroser, pendant les mois de mars et d'avril. Elle entre en végétation, dés le mois de mai; et à cette époque on commence à l'arro- ser. Vers la mi-juin je la fais sortir de la serre, placer à l'air libre, à l'ombre, et en augmenter progressivement les ar- rosements , qui doivent étre abondants sur- tout en juillet et en aoüt. Je la fais rentrer en septembre : temps vers lequel elle cesse de croitre; elle commence dés-lors à montrer ses nombreux boutons à fleurs qu'elle dé- veloppe sans difficulté, méme dans une
(8. С. ou S. Е)
serre froide (3° 59 + 0 Reaumur). Chaque plante (1-2 pseudobulbes) porte jusqu'á 8 fleurs, qui se succédent sans interuption, pendant les mois d'octobre, de novembre, de décembre, de janvier et méme de fé- vrier. Elle forment pendant toute la mau- vaise saison le plus bel ornement de nos serres en-raison de leur grand volume et de leur délicat coloris. Sa multiplication est des plus facile par la division des vieux pseudobulbes.
Plus de 200 fleurs de cette aimable plante se disputent en ce moment (51 janvier) dans mes serres la palme du mérite : toutes admirables de coloris et d'éclat! Les deux variétés que j'ai fait figurer ci-contre ne sont certes pas les plus remarquables du groupe.
L. VH.
лы) , › ) No “Suebosantbes colubiina Lata
-
: | | 1 |
JANVIER 1848.
505.
TRICHOSANTHES COLUBRINA.
ANGUINE
а fruits en serpent.
Érvw. 62, yes, cheveu; vy, =, fleur (1).
Cucurbitaceæ $ Telfairieæ-Cucumerinæ. — Moneecia-Triandria. HARACT. bara — Flores monoici, v. | b. EUTRICHOSANTHES ee: Corolle laciniæ brea dioie belavato-cam- integra. Bracteæ race parvæ pedicellis ponia 5-fi v lla calyci inserta 5-раг- multo breviores. — Wicur. pre n e. nea lita, laciniis integris v. b mbriato-cilia- Schaan. м с. an (Мснин. » e. t. 9, Ганк, t. 749, J lis. Stamina 5 i oroll erta; filamentis f. Eclo ue ty antheris coalitis extrorsis muticis, мотом. ener laciniæ integra. Bracteæ ra- loculis pr ge ibus gyroso-flexuosis. Form. cemorum masculorum magne foliaceæ pedicellis per; lon- Calycis tubo oblo ato с ovario con- giores ds ante rien: involucrantes. — Wicnr. et Ann. ato, limbo supero 5-dentato. Corolla maris 1. с. Serince іп Mem. Soc. В. n. Gen. VIII, t. 4. DC. Prodr t infer ula lac Mes. Gen. 1. с. Trichosanthes palmata Roxs. septa parietalibus multiovulatis Stylus triftdus, bracteata Lau. stigmatibus oblongo-subulatis. Ba obosa pulposa polysperma. Semi ata ARACT. SPECIEI : 7. caule sulcato cras- ressa iod agg acuta. Embryo... iusculo, cirrhis bifidis, foliis cordato-s tun- erbæ annu v. per s cirrhose in Asia et | dis indivisis et 5-5-1 - lobis brevibus latis America tropica ^ crescentes , pes alternis inte- | dentatis integrisque, floribus masculi nicu- gris v. palmatilobis, floribus culis racemosis tis, ulo communi longissimo, foemineis . rarius zen кішіні Pe misión solitariis | sessilibus solitariis v. cum culis in ت бейімін um racemos се longissimo, limbo reflexo, fruct
de om See, Gen. 1476. |DC. Prodr. t Prodr 9, Mzisy. Gen. Pl. a (91).
n. 396. ы Менеп. Gen
T E (S НА а г n NC
tereti lineato longissimo (contorto rostro) Silbus abovatis (fuscis) rubris. DC. |, m.
colubrina Jaco. f. 1. c. LINDL.
алан кы in Linn. XII. 403. tole. Sect. И. -T. tuberosa e Bot. Mag. t. 2703
е Re t. 18 1846)
En général, les plantes de la famille des Cucurbitacées sont remarquables par le pit- loresque de leur port, l'ampleur de leur feuillage, le volume et la singularité de leurs fruits, souvent aussi par la grandeur et la beauté de leurs fleurs. Et cependant, á part quelques espéces seulement culi- naires ou quelques coloquintes, on en voit rarement dans les cultures!
Celle qui fait le sujet de cet article est l'une des plus curieuses et en méme temps l'une des plus belles. La planche ci-contre, extrémement réduite, pour se conformer à Pexigence du format, пе saurait donner une juste idée de l'élégance de ses fleurs,
ni de l'aspect aussi curieux que singulier qu'offrent ses longs fruits pendants, ba- riolés de rouge et de vert, et semblables à de longs serpents: fruits qui n'ont pas moins de 6 pieds de longueur, sur un dia- métre d'un à deux pouces au plus. Nous avons eu le plaisir de les voir mürir sous nos yeux cette année dans le jardin Van Houtte.
C'est une plante entiérement nouvelle pour nos cultures, et introduite de l'Amé- rique équatoriale, sa patrie, par les soins de sir John Hay Williams, de Bodelwiddan, qui en avait recu les graines de Puerto Caballo (Amérique équatoriale). Elle est an-
(1) Seribendum esset Trichanthes.
—£923—
nuelle; ses tiges sont trés longues, assez épaisses , sillonnées, munies de cirres (1) bi- fides. Les feuilles, de 10 à 12 pouces de diamétre, sont cordiformes-arrondies, en- tiéres ou plus généralement 5-5-lobées, à _lobes amples, courts, dentés ou entiers. Les fleurs, réunies en corymbes, sont blan- ches et trés élégamment frangées de longs eils, qui ont fait donner à ces plantes leur nom générique. Chez les máles, le calyce est infundibulaire, découpé en 5 segments ovés-ciliés, réfléchis. Les 5 pétales, connés à la base, sont lancéolés , ciliés-multifides, et senroulent aprés l’anthese. Les 5 éta- mines sont libres à la base et réunissent leurs anthéres en une sorte de court cy-
(1) Cirrus Manr. Juv. пес imquam cirrhus!
lindre. Chez les femelles, les sépales ealy- cinaux sont dentiformes, dressés; les pé- tales, plus longs et plus étroits, décidus. L'ovaire en est fusiforme, allongé, et res- semble entiérement paridas la jeunesse à un jeune concombre. Le style est subulé, lisse , inclus; le stigmate découpé en 6 la- сіпіев trés inégales, obtuses, recourbées par paires. Le fruit est subcylindrique, trés long (6 pieds), tordu sur lui-méme, creusé de sillons longitudinaux, rostré à l'extrémité; sa couleur est verte, mélangée de blane qui passe, lors de la maturité, à l'orangé vif : teintes diverses, qui donnent à ce fruit, outre la singularité de sa forme, un attrait tout particulier.
Cn. L.
CULTURE.
Cultivée en terre riche et forte, dans une serre à forcer les arbres fruitiers, la vigne par exemple, ou même dans une serre chaude ordinaire, cette espèce par son ample feuil- lage, ses fleurs finement découpées, ses longs fruits en serpents bicolores feront un effet aussi pittoresque qu'élégant. On lui appliquera exactement la même culture que celle dont on use pour élever des melons. Cest-à-dire qu'on en semera les graines sur couche chaude , de bonne heure, sous
(CH. CH.)
cloche ou [sous chassis; et que, dés que le jeune plant aura atteint 15 ou 18 pouces de hauteur, on le transportera dans une des serres indiquées, pour Ру faire grim- per le long du toit. Dans le midi et dans le centre méme de l'Europe, quand la saison est favorable, on pourrait la cul- tiver aisément à l'air libre, comme on le fait à l'égard de ses congénéres. Ses fruits murissent vers octobre ou novembre.
Ы. УВ.
ГЕ. 17
A , юідендінін phænicen ІНІ va ru Lou Mike t
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шынайыны ыы a 22. doi din салала азалы жасасын тіне айылын іі u RANTS
JANVIER 1848.
EPIDENDRUM PHOENICEUM VANILLOSMUN.
ÉPIDENDRE à fleurs pourpres à odeur de vanille.
Erym. V. ci-dessus, T. I1. Mai 1846. PI. ҮШ.
Orchidaceæ Epidendreæ. — Gynandria-Monandria.
CHARACT. GENER. — У. ibidem.
CHARACT. SPECIEI (V. ibidem) : E. pheenicei varietas distinctissima labello albo , odore suavis- simo (typo inodoro !).
Epidendrum (Encyclium) pheniceum vanillos- mum Non.
L'établissement Van Houtte a recu ré- cemment des Antilles une Orchidée, qui vient d'épanouir ses fleurs, au moment oü nous écrivons (10 novembre), et que nous rapportons, non sans quelque hésitation , à PEpidendrum pheniceum , Lino. Vide е.). Elle en a en effet tout l'aspect floral ; mais elle s'en distingue par des caractères secondaires, suffisants pour Реп faire re- garder comme une variété fort différente ; Cest tout d'abord un labelle entièrement blane (sauf quelques stries cramoisies au sommet du lobe médian du labelle), et une odeur extrêmement suave, rappellant ab- solument celle de la vanille. Оп sait que le type а des fleurs inodores ; et c’est lá une circonstance que nous avons oublié de mentionner, en le décrivant l'année der- niére dans ce recueil (V. 1. c.).
Nous regrettons de ne point avoir sous les yeux un individu fleuri de ГЕр. pheni- ceum (type) pour faire mieux ressortir d'autres différences, plus importantes peut- étre, que nous saisirions entre cette plante etla nótre; mais la description suivante et l'analyse ci-jointe pourront décider plus tard la question, lorsque nous aurons loc- casion de les examiner toutes deux.
Le genre Epidendrum est fort nombreux еп espéces, réunies toutes par des сағас- téres génériques communs, mais différant considérablement entre elles d'aspect, de formes florales ct surtout de coloris. Beau-
coup peuvent étre regardées comme des plantes véritablement ornementales; et au premier rang parmi ces derniéres, nous pouvons compter celle qui nous occupe, et son type, certes moins intéressant qu'elle par les eauses que nous avons citées en commencant cet article.
Dzscn. Pseudobulbes, ovés-atténués, sil- lonnés, fasciculés, luisants; annelés au som- met par la chute des feuilles, et quelquefois au milieu (longs de 5 cent. et larges d'un); les plus jeunes couverts de 5-4 squames imbriqués , squarreuses. Feuilles 2, oblon-
flore , sortant du milieu des feuilles , beau- coup plus long qu'elles, simple (en rai- son sans doute de la faiblesse des individus, récemment arrivés de leur pays natal), nu- tant, d'un noir pourpré, vétu de squames trés petites, distantes, amplexicaules, et cou- vert de trés-petites verrues. Fleurs grandes, portées par des pédicelles (longs d'un pouce) continus avec l'ovaire, qui est trisillonné et verruqueux; segments subégaux, obovés- lancéolés, spathulés, épais, coriaces , étalés en étoile, et à bords subondulés, subrévo- lutés inférieurement. Labelle trilobé, beau- coup plus ample que les autres segments et plus mince ; lobes latéraux oblongs, subfal- ciformes, obtus, rapprochés parallélement au gynostéme et plus longs que lui; le médian arrondi, bilobulé au sommet, et
306b réuni au précédent par un onglet étroit; couvert en dessus de 2 lamelles subpéta- loides, élevées, charnues, connées avec Гоп- glet. Gynostéme court, caréné en dehors, - charnu, muni au-dessous de l'appareil an- théral de 2 appendices brachiiformes. Sous la cavité anthérale est un corps glanduleux
-€863-
creux (cavité stigmatique) d’où saillent deux petites tubérosités oviformes. (Voyez fig. 1.) Anthére char-nue, bilobée, quadrilocu- laire; pollinies 4, pédicellées ; chaque paire portée par une caudicule linéaire, bifide à la base.
Cn. L.
Explication des Figures.
Fig. 1. ТЕ dont on а enlevé le corps anthéral. а. Cavité antherale. b. Cavité stigma-
pollinies
CULTURE.
Cette plante a été jusqu'ici cultivée dans
à 3 5 pieds; mais la ariété en question , si supérieure à celui-
par Podeur exquise de ses fleurs, пе
а раг conséquent, elle n’agira pas autrement sous ce rapport que son type.
L’Epidendrum pheniceum vanillosum est
(8. Ch.)
en repos depuis le mois de fevrier jusqu’en avril. D’avril en septembre elle développe ses nouveaux pseudobulbes et ses feuilles; elle réclame pendant cette période beaucoup de chaleur (20-25°+-0 Réaumur) et une at-
rep - dant une délicieuse odeur de vanille. Ces avantages, joint á leur riche Pn pacan cette plante au premier rang non ment parmi ses congénères, mais même pore les Orchidées en général.
L. VH.
MISCELLANÉES.
Т 88. СИЛА PHARNACEOIDES Bentu. (1).
(POLEMONIACEE.)
Cest une plante annuelle, ressemblant fort A un Leptosiphon, te élégante peut- étre que les plante de ce genre, mais méri- tant = ипе ‘glade dans le parterre par son port agréable et ses jolies petites ee lilacées et striées de rose.
Elle a été découverte par Douglas (de si regrettable mémoire!), qui Pobserva dans les endroits sablonneux le long du fleuve Colombie, cótes occidentales de PAmérique boréale, ainsi que dans la Nouvelle-Cali- fornie. M. Lindley ias en donne une courte description , ne no prend pas quel est
Ар son introducteur à l'état vivant (de graines!).
о (1) G. ($ Daetylophyllum) : G. linifloræ, foliis tenuioribus,
Corollis calyce duplo о. fauce puberula, ovulis numerosis floribus dimidio minoribus. Ввхта
Tige pum à rameaux pourpres, finement tomenteux prés de la base, glabres et lisses ensuite. Feuilles opposées, fendues jusqu’à l'extrême base (tomenteuse) еп trois оп cinq segments subulés; ce qui leur donne une apparence verticillée, Les fleurs sont por- tées par des pédoncules greles, mais fermes
r que nous avons dite avec des an- idibus jaunes, à tube ne dépassant le ca- lyce.
(ВЕр.)
егһа er;
n DC. Prodr. IX. 315. Hook. Fl, м in H. 74. t. 161.
3 E
TCU TRES ESTEE
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JANVIER 1848. лылы ыы ылы nm N as ИС
PLUMBAGO LARPENTA,
DENTELAIRE DE LADY LARPENT.
Етум. Plumbum » plomb;
ago, je chasse. Pline (lib. XX. cap.
XIII) dit que le Plumbago
guérissait la maladie de Гей, appelée le plomb (la cataracte?). On ne sait aujourd'hui á quelle plante rapporter le Plumbago des Anciens (1).
Plumbaginaceæ Plumbagineæ, — Pentandria-Monogynia.
CHARACT.GENER. — — Caly x tubulosus quin- quedentatus plicatus, costis ҮТ Corolla gamopetala
hypocraterimor par сара Stamin а 5 hypo о
antheris АЕ ің variu
—À 5 E = un о = Ss d E © © E. ш E [^7] к“: o 3892 e 9% © 5 ® = = e $ = 1 < E a ®
umen ‘nf m pareum Phare be radicula supera. Herbæ v. suffructices caulescentes in pate pe ارت subropiisqueotiuso rbis etiam terra
een
alternis price ul
floribus tribrac baks intense cæruleis).
Екрисн. Gen. РІ. 2174. et Supp. 1.
Plumbago кезі; Inst 1. 40. t. 58. L. Gen. 213, Juss. Gen, 9 1. 234.
2. Gerry.
E ер 221 rodr. 171. +. 21, +. : ё. ed Pie РІ. 31 5 (226). - Thela Lovr. т. р 1.1
Pine sabe u P. caulibus gracilibus spirali-flexuosis squam ilisque adpressis vesti- tis ; foliis obov atis acutis asi attenuatis nar ria- tis; floribus (primo intense ceeruleis) ‘violaceis
terminalibus capitulatis; bracteis sepalisque le- vibus lueidis ciliatis omnino Lernen osis our e phras. specif. anglic. cl. auctoris).
Plumbago Larpentæ "em ани Chron. Nov. 6. р. 752 (1847).
Les Р. zeylanica, capensis (cerulea) et rosea, etc., ont fait longtemps l'ornement des serres. Le second surtout, palissé sur la muraille d’une serre tempérée, bien éclai-
rée, la couvre de milliers de fleurs, dont l'élégance, le nombre et la belle disposi- tion, reçoivent encore un nouveau lustre de ix gracieux coloris. Le troisiéme , cul- tivé comme plante aquatique, se fait remar- quer par ses épis de belles fleurs d'un rose vif, tranchant des nombreuses glandules noires qui hérissent les calyces et les pédi- celles. D'oà vient donc l'oubli dans lequel ces belles plantes sont tombées en ces derniers temps? Pourquoi les voit-on si rarement dans les collections? Il faut espé-
rer que l'arrivée de leur brillante congé- nére, dont nous allons nous occuper, les rappeera au souvenir oublieux des ama- teurs, qui en les groupant, en les opposant les unes aux autres, se créeront une nou- rg source de jouissances. je d Plumbago en aer est due, comme celle de tant d'au- tres charmantes nouveautés, dont il a intro- duit la plupart, aux explorations de M. For- tune en Chine: explorations si fructueuses pour la botanique et surtout pour l'horticul- ture. Il le découvrit croissant entre les pier- res sur les remparts de Chang Hai, ой il parait méme étre fort rare; et malheureuse- ment le seul individu qu'il envoya en Europe
(1) Le nom vulgaire francais fait allusion à la propriété de calmer les maux de dents que posséderait une espéce de ce genre commune dans le midi de l'Europe (P. europea), quand оп еп mäche les racines
-%369-
(a la Société royale d'Horticulture de Lon- dres), ne tarda pas á succomber aux fati- gues du voyage. L'introduction définitive de cette espèce était réservée à М. Smith, du vaisseau anglais the Monarch, (capit. D. Causon) , qui la retrouva dans les mémes lieux, et l'envoya, à sir George Larpent, chez qui elle arriva en parfaite santé en 1846. Les horticulteurs anglais, et plusieurs voyageurs en Chine de la méme nation, n'hésitent pas à avancer, que non-seule- ment, elle est l’une des plantes le plus orne- mentales de ce pays, mais même, qu’elle en est la plus belle. On ne regardera pas cette assertion comme trop exagérée, quand on saura qu’un individu de cette espece a donné Pan dernier (octobre 1847), gráce aux soins rationnels d'un horticulteur anglais, bien au-delà de 4,000 fleurs; ces fleurs sont d’un riche bleu, semblable à celui de la gentiane acaule, avec l'œil rouge, en vieillissant elles passent au violet (fl. cerul. Hort. — violac. Lixor.). elon М. Smith, cette dentelaire pourra passer nos hivers à Pair libre, à en juger par le climat de Chang-Hai; lequel, bien que situé par le 50° de lat. Бог. est trés froid en hiver et trés chaud еп été. ГА cet officier vit le thermomètre descendre à
15° Ғанк. (8 3 — O Réaux.) en février, et monter jusqu'à 140% Ғанв. (55 + 0 В.) en août (1). M. Lindley pense de même au sujet de la rusticité de cette plante et il ajoute qu’elle est la plus belle plante au- tomnale qui ait été introduite depuis l’Ane- топе japonica.
Descr. Cette plante parait s'élever peu et former de belles touffes. Les tiges en sont nombreuses, grêles, zigzaguées , couvertes de petites écailles et de poils couchés. Les feuilles en sont obovées, aiguës, atténuées à la base, vêtues comme les tiges, et fine- ment dentées-frangées aux bords.'Les fleurs, trés nombreuses, sessiles , sont réunies en capitules бам. амны еб axillaires. Les calyces en sont lisses, ainsi que les bractées; le tube de la corolle, á peine plus long que le limbe, est étroit, infundibuli- forme ; celui-ci est ample, 5-plissé, á lobes étalés, assez profondément échancrés et mucronés au milieu (cette description sera complètée plus tard (2)).
Сн. L.
(1) Il descend même, selon d’autres observa- teurs jusqu'à 19° Far. (1% —
(2) Spec. n. viv. n. sicc. et RR ad fig. et phras. specif. auct. descripta.
CULTURE.
Bien que la latitude avancée, sous la- quelle croit le Plumbago Larpente, puisse faire supposer, qu'il bravera nos hivers à l'air libre, néanmoins la prudence la plus vulgaire demande qu'on l'abrite en serre froide, au moins pendant les pre- miéres années qui suivront son introduc- tion. Sa disposition en larges touffes, ses nombreuses tétes de Heus ФТап bleu vif
à gorge rouge, et devenant violacées plus tard, en feront sans contredit lune des
(PL. T. ou 3. 1.)
plus belles plantes d'ornement de nos par- terres. En raison de sa station naturelle, entre des pierres , elle exigera un drainage parfait, pour éviter la stagnation des eaux autour de ses racines; mais en été, elle
devra être abondamment arrosée. On la | multipliera avec facilité d'éclats du pied, et | de boutures faites simplement à froid. On |
la plantera pendant la belle saison en bon sol, et à bonne et chaude exposition.
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JANVIER 1848.
PÆONIA TENUIFOLIA, rLore PLENO.
PIVOINE A FEUILLES DÉCOUPÉES, variété à fleurs pleines:
Етум. Selon Pline (1) et la Mythologie, Pæon, célèbre médecin, employa cette plante pour
guérir Pluton, blessé par une flèche lanc
бе par Hercule. Il est plus
probable que le nom
de cette plante provient de la Реотіе, contrée où elle croît naturellement (2).
Ranunculaceae Helleboreæ.
CHARACT. GENER. — Calyx coriaceo-folia- m pentaphyllus , keeps inæqualibus persis- ntibus. Corolle rarius 6-10 hypogyna оймен 1аїа не pee hrs culata. plurima hypogyna. Ovaria 2-5 dise imposita libera unilocularia; suturam
ongitudin centes polys er ina, а nitida;
rhaphe prominu Herb» perennes v. suffrutices interdum sub- A nee: га gt atis penae ата borealis orbis entes; rhiz e horizont filas d interdum e
pureis roseis v. albis.
Peon a (Tlatavt vie v. TaAvyuct ¿dy чен Hiprocr. pe. Риҳе.; É Fucus, Matra. Los Sr ор. J. Baus Ben. s. Ins =~ L. Gen “678. Juss. Gen. 134, Gerry. I. em . 65. jasa сте Trans. XH. 148. DC. pe 1. 386. Prodr. Е 65. Meisx. 1 (2).
— Polyandria-Di-Penta-gynia.
a. PÆONIA ur DC. Prodr. I. 65. Caulis herbaceus. M cus vix expansus v. imam ovariorum partem cireumdan
Engl. bot. t. 1513, Axor. Bot. Rep. 486. Bot. Mag. et нее Reg. et Brit. Fl. Gard. in num. loc.
7 pl. bana 12).
b. pee Dc. PN 1.
(Pair. Fl. ross. t. 86.
65. Cama fruticosus. еа іп nt (Box Navar. t. 1. ete. pum Bot. Rep. t. 64, eic. Bot. Mag. е et Bot. Reg. in plur. loc.).
m mult partis labris cinis gs neari-angustissimis acutis, s subsessilibus ovariis erectis tomentosis. ls
Peonia мое. i Sp. P . f. Dec,
1. PaL 5.4. 87. Wins. Se. PI. И. K
9. t. 5. . SMS, Bot, { x 926 ort. ad. 2. III. 516. Mansn. a. Bien. Fl. taur. et caue І. n. DC. syst. 4. Prodr. 1. 66. G > Gen. Syst. Gard. не Bot. 1. 66. Axpn. 1. e. 19 р. 265. D. Don, . FL Gard. IV. t. 545.
L'importance des plantes de ce genre, considérée au point de vue ornemental est aussi populaire qu'incontestable. Quel par- terre aujourd'hui, quelque soit sa petitesse, ne posséde pas quelques pivoines herbacées ou méme arborescentes? Et quelles fleurs, parmi celles de nos plantes de pleine terre, leur disputeraient sans désavantage la palme de l'ampleur et de l'effet dans la décoration de nos jardins?
La magnificence de leurs fleurs nous fera peut-étre pardonner la digression histori- que et mythologique, fort bréve du reste,
dans laquelle nous engage á m leur type générique , la Реота officinalis L. ;
Cette plante , connue de um. antiquité, croît naturellement dans les contrées mon- tagneuses du midi de l'Europe. Les anciens en faisant un fort grand cas, lui attri- buaient une foule de vertus, toutes plus merveilleuses les unes que les autres , et la regardaient comme un don des Dieux (@+-
Moss). Selon ce que nous apprend Théo- phraste , on ne pouvait la recueillir que la nuit, et il fallait bien se garder d'étre vu par un pivert, sous peine de perdre la
(1) utem inventu pwonia est, nomenque autoris retinet, Lib. XXV, cap. IV.
(2) plante 45% les Апс
TOM. IV.
т. ve dériver ce nom de Пага», chant, hymne; et trouve № une allusion 4 la grande célébrité de cette
2
308^
vue. L'imprudent qui en coupait maladroi- tement une racine s'exposait à une chute de Гапив. Elle guérissait d'un grand nom- bre de maladies, annulait les enchante- ments, si ordinaires chez les grecs et les latins du Bas-Empire, dissipait les tem- pétes, ete. Nous remplirions plusieurs pages de ce recueil, si nous nous faisions l'écho de tous les contes fantastiques que répé- tent à son sujet les anciens auteurs, tels que Dioscoride, Théophraste (1), Pline, ete., et de toutes les propriétés miraculeuses qu'ils lui attribuaient. Ils en distinguaient deux espéces, l'une mále, l'autre femelle. La Mythologie, de son cóté, ne pouvait étre in- sensible aux charmes supposés d'une telle plante, et nous avons rapporté en téte de cet article la cure opérée par Pæon , fameux médecin du temps, en faveur du Dieu des enfers. Les médecins et les charlatans du moyen-àge ont contribué епеоге à grandir la réputation de cette plante, et Galien, lui-méme en a vanté la puissance. Par exem- ple, il affirme sérieusement avoir vu les convulsions épileptiques d'un enfant cesser, dés qu'on lui en attachait au cou un tuber- cule : convulsions qui recommencaient dés qu'on l'en retirait.
Bien qu'il soit probable que cette plante renferme réellement quelques prineipes im- médiats que pourrait utiliser l'art médi- cal et qu'indique d'ailleurs l'odeur assez nauséabonde de ses fleurs, son emploi en ce sens est totalement abandonné de nos jours; mais nos jardins se sont empressés de se décorer de ses larges fleurs, au coloris si éblouissant.
Scévole de S'e- Marthe, poète latin du XVI" siècle , disait d'elle, dans un vers assez
(1) Nous devons dire que ce dernier, et Pline, u
positivem Magna id vanitate ad ostentationem rei fictum arbitror (lib. ХХУП. cap. X).
-%8959-
raboteux du reste, et sans doute d’apres Galien : Pæoniam dixere, пес ulla salubrior usquam est! ` Rapin lui consacre les vers suivants : Pæonis at sylva per se sublimis ab alta, Florem pandit ovans saturo perfusa robore; At non Ше tamen, non est rubor ille pudoris, Crimen habet, tetro quod flos declarat odore. et renchérit sur les poétes antiques, en lui attribuant une tout autre origine. Felix nympha b Nam patrio quondam cum fors in littore regi
t amantem!
Non potuit ; factus cœlesti crimine flos est. Rap. Hort. lib. I. v. 451-469. Mais laissons là les fictions charlatanesques ou poétiques, et hâtons-nous d’arriver à no- tre sujet. Les botanistes distinguent une quaran- taine d’espéces de Pivoines, parmi lesquelles, plus encore que la précédente, brille au
premier rang la Pæonia Moutan, ou Pi-
voine arborescente. L'examen de ces plan- tes, quelque superficiel qu'il fùt, nous mènerait trop loin; d’ailleurs dans une occasion prochaine, nous espérons bien revenir sur leur compte, et en partieulier sur la dernière, l'honneur de nos jardins modernes.
La Pivoine à feuilles découpées, est ori- ginaire de la Sibérie , de la Russie septen- trionale, de l'Ukraine, de la Tauride, des bords du Don, du Volga, du Térek, ete., et Savance jusqu'en Crimée, ой on Га ob- servée dans les plaines et sur les collines a La délicatesse extréme de son feuil-
lage, en Гаһвепсе méme de ses brillantes fleurs rouges, la ferait rechercher pour Yornement d’un jardin. Mais quel que soit le mérite de cette espèce, introduite depuis longues années(1765) dans nos cultures, elle fut oubliée, dés qu'en apparut, en 1824, une magnifique variété à fleurs pleines. L'his- toire ne nous en est pas connue. Nous savons seulement que le Dr Fischer, du
jardin impérial de St-Pétersbourg , l'avait ,
| |
—€883—
à cette époque, envoyée à divers établisse- ments de l'Europe occidentale, ой néan- moins elle est restée rare ; circonstance qui nous a engagé à appeler sur elle l'attention des nombreux amateurs de ce beau genre; à ce déterminé que nous fúmes surtout par les beaux individus que nous en avons vus en fleurs сей été dans le jardin Van Houtte.
Il n’est pas nécessaire de donner ici la description botanique d’une plante si con-
308°
gros, que les racines еп sont fasciculées , vivaces ; les tiges subdressées, cylindriques, hautes d'un pied environ; que les feuilles sont glabres, découpées trés-finement en longs et trés-nombreux segments linéaires,
d'une grande délicatesse et d’une extreme. légèreté; que les fleurs en sont solitaires , terminales, d'un eramoisi vif, ete. La variété flore pleno a des fleurs plus amples que
celles du type, et pleines dans Pacception
de ce mot.
nue (le type!). Nous rappelerons done en Сн. L. CULTURE. (PL. T.)
Le type de cette Pivoine et sa variété ne sont pas difficiles sur le choix du terrain. Néanmoins elles réussissent mieux dans un sol meuble et assez riche en humus. Ni Pune ni Pautre ne redoutent nos froids, et se multiplient fort aisément par la sépa-
ration des pieds, opérée avant le renou- vellement de la végétation, au printemps, mais de préférence en automne. Elle aime des arrosements abondants pendant sa vé- gétation.
L: VH.
MISCELLANÉES.
+ 89. ENTOMOLOGIE HORTICOLE. DES PERCE-OREILLES ( FORFICULA AURICULARIS).
Un correspondant anglais écrit au Gar-
dener's Chronicle pour prévenir les lecteurs de ce recueil que tous les moyens e
d es puisque ces sortes d'insectes ont *s ailes, dont ils savent trés bien se Servir,
Lefait est vrai, et west guère connu, en gé- néral
paraissent que Orsque l'animal est arrivé à l'état adulte ; encore s'en sert-i fort rarement ; et bien que ces ailes d'une grande ténuité, mais fortes
mœurs vraies d'un insecte si commun est chose remarquable.
Le correspondant du journal anglais ra- conte comment il a appris que les forficules volaient. Il était un jour en contemplation devant un beau Dahlia (GrecorY king Al- fred), lorsqu'un objet vint heurter sa joue
oreille, qu'il saisit, avant que l'insecte eùt eule temps de replier ses ailes; et ce qu'il fit ensuite, avec tant de promptitude et de soin, qu'aucune portion n'en paraissait au dehors. Il s'assura alors, au moyen d'une épingle avec laquelle il écarta les élytres et développa les ailes qu'elles cachaient , qu'il ne s'était pas trompé
pé. Que les Perce-oreilles aient des ailes, et
3084
c'est un fait indubitale, il ne s'ensuit pas qu’on doive renoncer á les détruire par tous les moyens ade Sans quoi, il ne res-
terait rien d’in s les vergers, ni dans les rs on sait que tout est bon à ces MN fruits, légumes, fleurs, jeunes poussss, etc. Un moyen aussi prompt qu’efficace, s de remplir sans la fouler
de mousse un peu humide, des petits pots qu'on renverse un peu obliquement sur a sol au pied des arbres ou des plantes. les forficules se retirent en foule pour éviter la lumière du jour; et en visitant ces pots chaque matin, on peut en écraser sous le pied des centaines.
Lo VH;
+ 90. FORÉTS DE
Nous entretiendrons prochainement nos lecteurs de quelques Coniferes rares ou nou- velles, et nous démontrerons le grandiose spectacle qu'offre ces arbres dans le paysage, dans les grands pares, ou lorsqu'ils sont dis-
séminés sur une vaste
drus Deodora, dont la culture est possible á Pair libre, méme dans le nord, en lui donnant quelques soins ti pda i pendant les pre- miéres année sa plantation. On ne doit e vue Tue iet d arbr e, d
viles et navales des bois d'une valeur ines- timable. Voici ce qu'on lit de ces arbres dans le jo ээс encore manuscrit d’un din dans l'Inde.
« À environ six milles de pod le с тоув- enetre dans une for
d’Abies (Cedrus) Deodora. Ces Ahr don aussi magnifiques que dans l'Himalaya; la
CEDRUS DEODORA.
plupart d’entr’eux, ont 150 pieds de hau- teur, sont aussi ronds, aussi effilés qu'une
queue de ны is ont de 15 à 18 pieds de de eircon А l'occasion peo ascension au sommet
de la Montagne de Choor, la méme per- sonne s'exprime ainsi «La premiére partie du voyage se fit à travers un terrain marécageux. Nous entrá- mes bientót dans une forét formée des plus rands Déodoras que j'eusse jamais vus. Je suis certain qu'il y en avait là des Me qui avaient 200 pieds de hauteur, et de 2 er pieds de circonférence. Геп me pute n dont la circonférence était de 50 pieds, et je suis sür qu'il y en avait beaucoup d’autres tout aussi gros. » La culture des Déodoras réussirait im- manquablement dans l'Algérie, le midi et le centre méme de l'Europe
CHE.
+ 91. SPIRAEA EXPANSA War. (1).
(ROSACEÆ | SPIRAIDEA.)
On ne connait pas histoire de la plante en question, ee un. les collections européennes, e aines envoyées du Kamaon en Angleterre, Ше etait connue, nominativement du moins, des botanistes par le catalogue de Wallich (Herb. ind.) ой elle porte le e No 702.
Selon M. Lindley (Journ. hort. Soc. 111.75) «est un arbrisseau dont toutes les parties си nr de poils courts et mous. Les
sont d’un vert brunâtre; les
feuilles piles, elliptiques-lanedoldes, sim- ement de dessus du milieu, blanchâtres en be. ridées en dessus, nullement luisantes, mais entièrement d’un vert jaunátre et obscur. Les fleurs en sont
үч roses et forment de larges «—
mbeuses, terminales et disposées si uni- forim qu'elles offrent терриген Pane table de fleurs. Dans les échantillons sau- vages ces panicules n’ont pas moins de
pouces = diamétre. » ce que nous en l'hortieul- pir
tiplie facilement de boutures, үзе гч sur le jeune bois semi-aoúté en autom eut la considérer comm espèce, donnant des fleurs en abondance et d'une assez longue durée. (Вёр.)
(1) Sine phrasi specifica, et sie in Lisnurr Journ. Hort. Soc. 1. c.
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JANVIER 1848. Ы
CILENESTHES © LANCEOLATA.
CHENESTHE à feuilles lancéolées.
Етум. уа, j'entrouvre; #235 (я), vêtement (2).
Solanaceæ $ Curvanbryæ. — Pentandria-Monogynia.
CHARACT. GENER. — Calyx tubulosus ine- qualiter obtuse dentatus sub 2-lobus de eh ar parum auctus lateraliter fissus persistens. rolla hypogyna infundibuliformi-tubulosa anie ineurvata, acutis margine floccosis es- tivatione valvato- "ntebjeetis, St Lad plicatis,
gracilis apice incrassatus exsertus; stigmate cla- vato-bilobo. Васса obovata calyce ine fisso inclusa. Semina n er in pop nidulantia rugosa reniformia; cetera igno
Frutices i aa dti Не foliis alter- nis petiolatis, floribus speciosis coccineis v. au- rantiacis (v. purpureo-cyaneis), Басса rubra.
Chenesthes Miers, Contrib. to south. amer. Plants, in Hooxer’s гран Journ. of Bot. IV. 336.
an is i d E ее ramulis , foliis lanceolatis
oceosis, corolla | maribus hoc, parce puberula, loboru antheris lineari-oblongis pra
Chenesthes lanceolata Miers. 1. с. 338. Hook. Bot. Mag. t. 4358. (Dec. 1847).
Un simple coup-d'eil, jeté sur la figure ci-contre, rappellera sur-le-champ à nos lec- teurs le bel Habrothamnus cyaneus LINDL. (Bot. Reg., t. 20, 1845), ou mieux Jochro- ma (1) tubulosum, figuré dans ce recueil (t. Ir, p. 151) : plante qui offre beaucoup d’affinites avec celle dont il va étre ques- tion, mais qui n’appartient toutefois pas au méme genre. Une autre plante, également figurée et décrite dans la Flore, mais qui lui est immediatement congénére, est le brillant Lycium fuchsioides HB. et K. (Bot. Mag., t. 4149; Flore, t. 1°, p. 157), dont M. Miers a fait le type de son genre Che- nesthes.
La спен lanceoluta a été décou- verte sur les monts Quindiu (2) par M. Pur-
(1) ue ros (ға). (2) Trés hautes montagnes des Andes, dans le Po opayan, ge ince de la Colombie.
(1) Chenesthes cum №, pre etymologia; ^ incaut
r 0 - S x Е р (2) Еһ grossissant, le fruit dechire le tube calycinal (Miers.
чыў
die, qui еп envoya tout récemment des graines au Jardin royal botanique de Kew, en les recommandant comme celles d'un très bel arbrisseau: dénomination qui nous semble parfaitement justifiée. Les jeunes individus, nés de ces graines, furent plan- tés le long d'un mur, à l'air libre, l'été dernier (1847), où ils développérent leurs ombelles, formées de nombreuses fleurs d'un beau bleu foncé, dont les froids de l'au- tomne interrompirent seuls l'évolution sue- cessive. En vieillissant, ces fleurs affectent une teinte rougeätre (du moins, elles revé- tent cette teinte еп séchant, comme il ap- pert de l'échantillon sec décrit par M. Miers (1. с.), qui dit: « La corolle en parait cra- moisie »).
M. Ноокев en décrit ainsi les individus vivants : « Arbrisseau de quatre ou cinq | pieds de hauteur, à rameaux herbaces, pu-
e à el. Hooker omissa, пес vero ab el. Miers. IV. Lond. Journ. of bot. 1. e.
-£963-
bescents et parsemés de poils étoilés. Feuil- les alternes , assez amples, ovales ou ellip- tiques-lancéolées, membranacées, aigués, entiéres, atténuées á la base en un long pétiole légèrement tomenteux en dessus, á poils étoilés en dessous; les jeunes feuilles arachnoides, et devenant avec Газе pres- que entierement glabres. Ombelles axil- laires ou plutót supra-axillaires, terminales ou subterminales, presque sessiles, tomen-
dants. Fleurs penchées. Calyce urcéolé- cylindrique, inégalement 5-denté, à dents dressées, obtuses ; on y remarque en outre une fente légèrement tomenteuse d’un côté. Corolle cylindrique, glabre, longue de deux pouces, d’un riche bleu pourpré foncé, et légèrement dilatée à Porifice en un court limbe quinquédenté, étalé et tomenteux. Étamines un peu plus courtes que le style et à peine exsertes ainsi que celui-ci. »
teuses. Pédicelles greles, filiformes, реп- Cu. Г. Explication des Figures. Fig. 1. Deux étamines. Fig. 2. Le pistil. CULTURE. (5. F.)
Aux articles Lycium fuchsioides, Jo- chroma tubulosum, le lecteur trouvera les prescriptions nécessaires pour la multipli- cation et la culture de cette nouvelle ha- bitante de nos jardins. Je ferai observer ici que la culture la plus normale de ces sortes de plantes, Lycium, Jochroma, Cestrum, Habrothamnus, et de toutes les Solanées en général, est de les planter, en riche sol, en pleine terre, 4 Pair libre, pendant toute la belle saison. Ce n'est qu’ainsi qu’elles peu- vent acquérir toute l'ampleur foliaire, tout le luxe floral dont elles sont susceptibles.
Plantées 4 Гаіг libre, aprés quelques se- maines de végétation, elles ne sont plus reconnaissables, et quiconque ne les con- naitrait pas bien, les regarderait comme des especes fort différentes de celles qu’on tient en serre ou en pots.
Aussitöt que les froids arrivent, on les leve avec précaution, en mottes, pour les remettre en pots et les rentrer dans la serre tempérée, ou, selon leur habitat, dans la serre chaude.
L. VH.
* 0 ; 2/4 3. Hoya einnamentifolia Hook í e
| | | | |
JANVIER 1848.
510.
HOYA CINNAMOMIFOLIA,
nova à feuilles de Cannellier.
Ётум. Thomas Hoy, ancien jardinier du Duc de Northumberland, à Syon House, mort еп 1821 (?).
Asclepiadacez $ Stapelieæ-Ceropegieæ. — Pentandria-Digynia.
CHARACT. GENER. — taphyllus. Corolla apa 5-fida, laciniis planis vata. Corona
Calyx brevis "pt lus minusv sit
flexis, estivati nx
'slaminea 0 5- RE foliolis >
е gyno
muticum cum papilla medi sa culatum. en pt ie r- appendiculis iO subpo Iypter . Sem v. sfr Pam ci v. moluccani ra- ‚volle RER aut decum- lis m no coria . membrana- ceis, floribus оине umbelis онен Mille ee ples be n DC. Prodr. 1. e 0 Mem. Wern. Soc. 1. 26, Pr nts . Soc. Hort RN, cat 35. Biv ме Bijdr. 1062. Ехриси. Gen. PI. 3501 et Sup . et III. Mess. Gen. РІ. 270. (177). Watt. Pl. as. rar. 5. Bot. Mag. t. 3425. Wienr. іп Hoox. Bot. Misc. Suppl. I.
odr. 459. 7. Tra
Lon DD. x Cab. t. 1609. DECAISNE Ann. Se, Nat. 2е ser. 1
Fate sp. Bot. Ma t 788.. ot. Reg 751. Schollia Jaco. f. Eclog. t, 2. Sperlingia Vant . Soc. hafn. VI. 11 - nanthus Hassk. М asi) Beibl. T 24. Acanthostemma Brume l, с attaha . (Оле in Jacq. Voy. t. 114. —
is earumque diagnoses adi, lector benevole, Cl. Ресмѕхе Aselepiadacearum revisionem in DC. Prodr. 1. с.)
CHARACT. SPECIEI : Н. инна ао caulibus ramisque teretibus , foliis carnoso ceis crassis ovatis acuminatis utrinque nerviis,
neis supra planis, medio linea е
Hoya nins conde Hook. Bot. Mag. t. 4547. (Janv. 1848.)
Hoya coccinea HorTUL.
Les Hoya ont surtout cela d'intéressant pour les amateurs, qu’elles peuvent étre placées dans leurs serres, aux endroits sombres et humides, où bien peu d’autres plantes se plairaient , et où elles-mêmes pros- pèrent, en attachant aux murs leurs sucoirs aériens, aux moyens desquels, comme dans leur pays natal, elles puisent dans lat- mosphére humide les fluides nécessaires à leur existence. Une particularité curieuse qu'offrent ces plantes, et sur laquelle se sont tus jusqu'ici les auteurs , c'est de refle- urir toujours au sommet des anciens pé-
doncules, indépendamment des nouveaux |
que produit leur évolution successive. Aussi
(1) Androzona Nos. 2) Pollinia Non.
—
| | ? | les individus en vieillissant acquiérent-ils |
d'autant plus de prix qu'ils donnent plus de fleurs, en raison de l'habitude que nous signalons.
Aucune des espéces récemment intro- duites n'a encore fait oublier cette vieille habitante de nos serres, Hoya carnosa,
toujours si belle , toujours si ornementale ,
aux fleurs veloutées et si suavement odo- rantes! Recommandons encore pour les grouper avec elle et en diversifier l'aspect, les H. imperialis, aux fleurs énormes, Н. lacunosa, Pottsii, macrophylla, pen- dula , campanulata (1), ete.
Celle dont il s'agit, et que rend double-
(1) Physostelma campanulatum Dre, 1. c.
IF
ment interessante son vif coloris et son beau feuillage, est Tune des nombreu- ses conquêtes botanico-horticoles dues à М. Thos. Lobb, qui la découvrit dans Pile de Java, d’où il l'envoya tout récemment en Angleterre, où elle а fleuri pour la pre- mière fois en juillet dernier (1847). M. Hoo- ker la décrit ainsi :
« Tige allongée, ramifiée, volubile , cy- lindrique, glabre, émettant са et là de courtes racines. Feuilles opposées, grandes, ovées , légerem ment peltées, acuminées, épaisses, à la fois coriaces et charnues, quinquénervées , à bords récurves; les 5 nervures centrales, très visibles en dessus
et en dessous, et se prolongeant presque jusqu'au sommet ; les latérales moins mar- quées. Pétioles courts, trés épais, renfles au sommet. Pédoncules beaucoup plus courts que les feuilles et portant une om- belle hémisphérique, composée de fleurs nombreuses. Celles-ci grandes, assez élé- gantes, en raison de l'effet produit par le coloris différent de l'androzone. Corolle rotacée, d'un jaune verdätre pále, à seg- ments largement ovés, aigus. Folioles de 'androzone ovées-aigués , charnues , pres- que planes en dessus , avec une ligne éle- vée au centre,et d'un pourpresang foncé.»
Сн. Г.
CULTURE.
Plantées en pleine terre ou dans d'assez grands pots, remplis de terre de bruyére non passée, et placées dans des coins de la serre, Фой le peu de lumiére et le trop d'humidité excluraient d'autres végétaux, les Hoyas croissent avec rapidité, avec vi- gueur, tapissent les murs de leurs belles et épaisses feuilles , entre lesquelles parais- sent leurs élégantes ombelles florales. On peut encore avec avantage les faire grim-
(5. CH)
per autour des gros arbrisseaux , autour des stipes des Palmiers, des Fougères arbores- centes ou de ces troncs d'arbres enfin, sur lesquels on élève des Broméliacées et des Orchidées, en compagnie d’Aroidées et de Bégonies grimpantes. On les multiplie faci- lement de boutures , pourvues d’un peu de talon et de quelques racines aériennes.
L, YH.
g) ) , — ) (Полина ч тапа Å (
Dub:to y Ай eds } i
| | | | | | |
JANVIER 1848.
511.
GLOXIMA FYFIANA (нуввтол),
GLOXINIE DE FYFE (hybride).
Érym. V. ci-dessus, T. II. Février 1846. РІ. Ш.
Gesneriaceæ $ Gesnerieæ. — Didynamia-Angiospermia.
CHARACT. GENER. — V. ibidem.
CHARACT. SPECIEI : Planta hybrida ex G. caulescente et speciosa (?) (var. maxima! in quodam horto anglico orta; floribus maximis
erectis longissime pedunculatis axillaribus soli- tariis, 5 staminibus omnibus fertilibus s ua- libus, rudimentario plane evoluto valde insignis.
Gloxinia Fyfiana Hort. Ancı.
M. John Fyfe, jardinier à Rothesay , dans le Buteshire, est l'obtenteur de la plante en question, Pune des plus remar- quables, certes , non-seulement aux yeux des amateurs, parmi toutes les variétés ou hybrides gagnées dans ces derniers temps, par le volume et ГастваЫе coloris de ses fleurs; mais surtout, aux yeux des botanistes, par un caractere, qui probablement se pré- sente pour la premiére fois, et dans le genre, et dans la famille des Gesnériacées elle-méme : le développement complet et la fertilité de Vétamine rudimentaire : carac- tére insolite, jusqu'ici, et d'autant plus extraordinaire que c'est une plante hybride qui nous l'offre. Pour ajouter encore à cette remarquable singularité, ajoutez que les fleurs, au lieu d'étre nutantes ou au moins horizontales, sont nettement dressées sur leur long pédoncule, et que le limbe en est régulier: tous caractéres que nous avons constatés sur la plante qui a fleuri en octobre dernier dans le jardin Van Houtte.
П est à regretter que le jardinier à qui nous la devons, n'ait pas remarqué les espèces qu'il avait croisées et qui lui ont donné naissance. On suppose que l'un des parents est la Gloxinia speciosa (var. maxima); et, si nous еп jugeons d’après l'habitus et le feuillage, nous sup- poserons, nous, que l'autre est la G. cau- lescens. Elle fleurit pour la première fois еп 4845; et, présentée en fleurs, à diverses
Том. IV.
expositions d'horticulture, en Angleterre, elle attira partout l'attention par son port
singulier, ses grandes fleurs trés longue-
ment pédonculées, blanches et d'un riche violet à l'intérieur, mais à limbe amplement bordé de blane. Nous ferons observer en passant que le caractére si particulier que nous signalons, la fertilité et le dévelop- pement de l’étamine rudimentaire , est com- plétement passé sous silence par les écrivains horticoles anglais qui ont parlé de cette hybride , et à qui sans doute il est échappé. Nous en donnerons une description som- maire.
Descr. Port de la С. caulescens ; pétioles très longs, très robustes, canaliculés en- dessus , rougeätres (ainsi que presque toutes les autres parties de la plante); feuilles amples, ovales-oblongues , tomenteuses-v loutées (à reflets soyeux, blancs), purpures- centes endessous et à bords crénélés, subré- volutés. Pédoncules très longs (15-15 cent.), dressés, pubescents, axillaires, solitaires , assez rigides. Fleurs érigées, Calyce petit, à lacinies profondes, deltoïdes, aiguës , ré- volutées au bord, d’un vert pâle. Tube périanthien obscurément sillonné (5 sillons plus distinets que les autres dans la direction médiane de chaque lobe), arrondi-5-angu- leux à la base, très finement pubescent. Limbe régulier, étalé, formé de cinq lobes rhomboïdes, égaux, dont deux ou trois quelquefois imbriqués, les autres distants
3
311^ (ou tous distants), légérement ondulés. А l'intérieur le tube est ruguleux et pointillé de pourpre à la base, au-dessous de la grande macule violette , qui en oceupe plus des deux tiers. Etamines 5, subégales, toutes fertiles; à anthéres conniventes , dont les filaments blancs, trés glabres , atteignant
-€963-
peine le milieu de la corolle. Style plus long que les étamines, robuste, glabre ou à peine poilu à la base; stigmate petit, subbifide, fistuleux. Ovaire trés petit, légérement poilu, entouré de 5 glandes oblongues, : distantes. Ovules nombreux , fertiles (?). Сн. L
Explication des Figures.
Fig. 1. Corps staminal. Fig. 2. Ovaire et style. Fig.
9. Coupe transversale de l'ovaire.
CULTURE.
A l'occasion des diverses espèces de Gloxi- nia, déjà décrites dans ce recueil (T. IT),
le lecteur trouvera tous les renseignements |
nécessaires à la culture et à la multiplica- tion de ces aimables plantes. L. VH.
MISCELLANÉES.
-——
+ 92. MANIÈRE DE FAIRE FLEURIR LE CYRTOPODIUM ANDERSONI.
(ORCHIDACEE.)
Un hortieulteur anglais , рр réussit à faire fleurir plusieurs espèces de Cyrtopodium, entr’autres celle dont il s’agit. On sait qu уннар сез sortes de plan- tes se montrent ves nos serres assez ге- belles à la floraiso
Aussitót qu'il s'aperçoit que des boutons à fleurs se montrent à la base des pseudo- bulbes , il dépote les plantes, leur enlève toute la vieille terre, en coupe toutes les
ui
M. Appleby,
oupée de mé бте et de terreau de feuilles à à (Тоқ ideo mands le tout mélangé par égales “apps auxquelles on _ ajoute un 8° dos con
J ment développées; 1
et termine l'opération par un bon arrose- ment pour consolider le tout. Il les place г dans Pendroit le plus chaud de la
rrose d’abord
;là,ila modérément et opio nte peu à peu les quantités d'eau jusquà ce que les feuilles soient entiére-
r peu d'engrais liquide un dice par semaine , afin de déterminer la for tion de vigou- reux pseudobulbes, sans lesquels toute es- pérance de floraison reste Dès que les иены int achevé leur végétation, il réduit graduellements les ar- rosements, et laisse les plantes entiérement а вес, lorsqu’elles sont а Pétat de repos. Dans cette occurence, et pour mieux assurer ce repos, il les relégue dans une serre froide dont la température est d’environ 55 Faur. (10 + OR.)
-
(Rép. extr. Gardn. Chr. écbre 1847.)
€ + } Macleania coxoala (hl
| |
JANVIER 1848.
312.
MACLEANIA CORDATA,
MACLEANIE Q feuilles en cœur.
Етум. M. John М? Lean, négociant péruvien, zélé promoteur de la botanique.
Vacciniaceæ. — Decandria-Monogynia.
ri connato | tapt ro, te supero obsolete (v. manifeste) 5-dentat Сона „calycis limbo inserta tubuloso-eylindr 5-dentato. Sta-
inserta d inc ed usa, filamenti 8 monadelphis, antheris muticis a ке іп tubulum simplicem roductis. Ovarium inferum 3-loculare, loculis mu tiovulati. Stylys filiformis simplex; stigmate o
Frutices E Thibaudie v. Ceratostemmalis, floribus numerosis axillaribus secundis; E liis subsecundis, ramorum cortice deciduo. Із infra es.
mina 10 ime corollæ
Macleania Hoox. 1с. Pl. II. t. 109. Bot на Donat іп DC. Prodr. УП. 576. еи. Bot. Reg. t. 25 (1844).
EA БЕБІ и. foliis ovali-oblongis
pentangule tubo re extusque glaberrimo, limbi 1
Macleania cordata Non. SYNONYM. Macleania cordata HORTUL. Gaultheria cordata HonTUL.
Le genre Macleania, trop voisin du Ce- rastostemma et surtout du Thibaudia, dont il ne différe guére que par l'unique tubu- 1 1 , 2 +ha +
peu de représentants dans nos collections, par cette raison sans doute que leur culture n’y a pas encore complétement réussi; саг sous tous les rapports (feuillage et fleurs) ces plantes méritent de fixer Pattention des amateurs.
On possédait déjà dans les jardins les M. angulata Hook. et longiflora Lip. Celle qui fait le sujet de cet article sera la troisième. Elle est extrémement voisine de la seconde, à laquelle nous l'eussions réunie spécifiquement, si le Dr Lindley n'eüt dit et représenté les feuilles de sa plante sessiles , tandis qu'elles sont manifestement pétiolées dans la nótre, dont les fleurs, beaucoup plus nombreuses en apparence que dans la sienne , ont en outre le tube corolléen plus étroit, le calyce non cilié, la tubulure anthérale aiguë, entière et non bifide, etc.
le n'a également rien de commun avec la M. cordifolia Bentu. (Pl. Hartw. 255), dont elle différe surtout par sa corolle pen-
tangulaire et non cylindracée, des feuilles lancéolées et non ovées, trés obtuses, etc.
L'échantillon fleuri qui a servi de modéle à la figure ci-contre et pour notre deserip- tion, provient de l'établissement de M. Ja- cob-Makoy, de Liége (1), chez qui cette plante a été introduite vivante, en 1842 ou 1845, par М. Ghiesbregt, en compagnie, dit-on, de deux autres espéces, les M. coc- cinea.... et insignis...., que nous n'avons oint eu encore l'occasion d'observer. L'échantillon en question, écrit l'honorable hortieulteur précité, a été coupé sur un arbrisseau bien ramifié, haut de quatre pieds environ, ей couvert de fleurs d'un rouge päle et jaunes intérieurem ent.
Descr. Arbrisseau dressé, ramifié , trés glabre; à rameaux ligneux , trés vigi: dresses, les adultes d'un rouge noirätre; les plus jeunes , verdätres. Feuilles serrées , spirales-alternes, oblongues-lancéolées, trés obtuses et recourbées au sommet, cordi- eme à
(1) Les individus qu’en possède l'établissement Van Houtte, n'étant pas encore en fleurs au mo- ment où nous écrivons.
>
formes à la base, épaisses, étalées , 5-6-ner- vées, coriaces, d'un beau vert tendre. (Nervures arrondies-arquées , n'atteignant
pas le bord , et jointes-réticulées entre elles |
par des veinules distantes , immergées en- dessus, subproéminentes en-dessous). Elles sont longues de 5 pouces, environ , larges ФА — Ат, à bords obsolétement sinueux et révolutés. Pétiole trés court, épais, plan en - dessus бі; ине АНИНЕ sur un cal
caulinaire p
Fleurs trés паведна; ternées ou plu- töt quaternées, axillaires, nnilatérelas; sub- horizontales ou pendantes, garnissant le sommet des rameaux, sur pres d’un pied de longueur, longues elles-mémes de plus d’un pouce. L’un des quatre pedicelles, passant ordinairement autour et de Pautre cóté de la tige. Pédoncule commun, trés court, muni á la base de minimes bractées ovées, ciliées, brunes, subbisériées, for- mant l'involucre (pérule florale persistante). Pédicelles robustes, renflés légérement au sommet , longs de 2 de pouce, portant à la base une bractéole, et deux autres plus haut, alternantes ; toutes trois conformes ,
trés petites, appliquées. Calyce court, conné avec l'ovaire , 5-anguleux-aile, à lacinies (5) libres, deltoides, aigués-mucronulées, cour- tes, appliquées, corolle insérée sur le ré- ceptacle (et à la base des lacinies calyci- nales); tube 5-angulaire, un peu élargi à la base, sensiblement atténué au sommet, épais, charnu, jaune orangé et trés glabre en-dedans; lacinies valvaires, étroitement deltoides, velues-soyeuses et jaunätres en- dessus. Disque obsolétement lobulé, dé- primé-creux au centre; style robuste, subexsert; stigmate capité-tronqué, trés finement papilleux. Filaments staminaux soudés en un eorps charnu, rosé, et en partie libres au sommet; anthéres adnées longitudinalement au filet, quadrangulai- res-inégales , velues-papilleuses , prolongées au sommet en une ligule simple obtuse ou aigué; en-dedans, le sillon médian est plus ou moins КИБ 2 ad forme. Ovaire charnu 5-loculaire; ovules nombreux, ascendants , fixés à des placentaires charnus, portés par un spermophore central. Baie.....
Сн. L.
CULTURE.
La culture des Macleania, pour étre ra- tionnelle et normale, présente, je l'avouerai, quelques difficultés, pour l'annulation des- quelles il suffit néanmoins de consulter les circonstances de l'habitat et de la station na- tale de ces plantes. Elles croissent, en effet sur des montagnes élevées (les Cordiliéres ou les Andes), balayées par les vents et sous l'influence d'une vive lumière, d'un soleil vif, dans un sol calcaire, pierreux ou sablon- neux. Ces eirconstances doivent guider le eultivateur, qui, en conséquence, tiendra ces plantes dans une serre tempérée, vive- ment éclairée et bien aérée; il les plantera dans un sol composé et entremélé de petits fragments de briques ou de pierres calcaires (moellons), dans des pots assez larges et dont un ample drainage laissera prompte-
(S. FR.) ment écouler les eaux d'arrosements, qu'on prodiguera pendant la belle saison.
La multiplication n'a lieu jusqu’iei, dans nos serres, que par le bouturage; mais la consistance ligneuse et rigide des rameaux appelle aussi tous les soins de l'hortieulteur, qui choisira pour cela l'extrémité non com- pletement aoútée des ramules, en les cou- pant dans une articulation. П en retran- chera les feuilles inférieures, qui géneraient lintroduetion en terre de la base du ra- mule, et plantera les dites boutures dans de trés petits godets, remplis de sable blane pur. La chaleur d'une couche, la protection d'une cloche de verre, une surveillance con- tinuelle pour chasser l'humidité, feront le reste; et la radification, quoiqu'un peu len- te, dédommagera l'opérateur de ses soins.
L. VH.
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FEVRIER 1848.
515-514.
SOLANDRA LIEVIS.
SOLANDRE LISSE.
Ётум. SorawpER, élève de Linné, compagnon de Joseph Banks, dans son voyage de circum- navigation avec le capitaine Cook (XVIIe siècle).
Solanaceæ $ Datureæ. — Pentandria-Monogynia.
CHARACT. ge ae tubulosus 3-5-fidus sistens. Co infundibuliformi- жале? еа j limbo lic са lobis ы ndulatis. 5/а mina 5 corolle tubo inserta adsce gen d antheris longitudinali iter de li- mplete quadriloculare, disse meus medium delique , al-
calyce Swen ine fisso n ©
lumen е carnosum ices Am sarmentosi, foliis т ipeo ramulorum confertim alternis obovato- oblongis integerr arnosis, floribus ter- usd Я solitariis viser Exouicn. Gen. РІ. 3846.
D’immenses fleurs en trompette, d’un coloris agréable , d'une odeur suave, une culture extrémement facile, caractérisent surtout les 4 ou 5 espèces de Solandra que nous possédons dans nos serres (8. grandi- flora, nitida, viridiflora, guttata) (1); et malgré ces incontestables et brillantes qua- lités , elles sont extrêmement négligées dans les jardins, où on les rencontre rarement. Espérons que celle, doni il va être ques- tion, si remarquable par le grand volume de ses fleurs, rappèlera l'attention des ama- teurs sur des plantes aussi éminemment ornementales.
La Solandra levis est encore une de ces plantes envoydes du continent еп Angle- terre, sans désignation de nom ni de patrie: fait bien regrettable, qui se renouvele trop souvent, et dont le moindre inconvénient est de nous faire revenir -d'outre-Manche
(1) L'espèce connue dans les jardins sous le nom de S. oppositifolia est notre Hillia pra- sientha (У. Fiore, t. HT, pl. 188
TOM. IV.
Solandra Swartz (пее L. f.; пес Коти; пес Mean.) in Act, NS or Ind. occ. 1, 387. t. 9. Jaco. Ном.
tato deis ent lim | patenti reticlatim venosi lobis margine undulato-crispatis. Hoo
Solandra levis erg) et Hook. Bot. Mag. t. 4545.
ces mêmes plantes, non-seulement comme nouvelles, mais ornées trop souvent d'un nouveau baptéme, qui surcharge d'autant la nomenclature systématique, déjà si em- brouillée (1)! Elle parait avoir été jusqu'iei confondue avec les espéces que nous avons citées , et sur lesquelles elle l'emporte par le volume plus considérable et l'odeur suave de ses fleurs.
M. Hooker nous en donne (l. c.) la des- cription suivante :
« Arbrisseau d'un port humble (dwarfish) de 2 pieds de haut., r ramifié, à branches longues et sarmenteuses (celles-ci glabres, ainsi que toutes les autres parties de la plante), cylindriques , les plus jeunes herbacées et indiquant une croissance
1) Cest ainsi a tout ar ей ges ( janvier 1847) le az notre Hypoeyrta scabrida , Flore, E HI. РІ. 238), nom
Is
ement à son égard etc., ete. 1 du continent jouent de malheur en passant le détr
313-314
rapide. Feuilles alternes, petites еп comparaison de la ee: база (au moins sur les bryn- ches flor:
oa.
ou un peu obovées, aigués,
entières, lisses sur les deux faces, d'un vert som--
bre en dessus, plus päle en dessous, penninerves. > pourpres, longs d’un pouce et demi.
amples, solitaires, terminales, de = d’un > de longueur. Ce qu’on peut appe- ler le pédoncule est extrémement court et épais, s’articule avec le "e de la branche et n'a pas un demi-pouce de long. Calyce long de 4 pouces, m, ne a а › S-anguleux; en
ley
-%999-
entiéres, aigués. СогоПе ргёз de trois fois aussi longue que le
moitié inferieure du tube est к, ачан he moitié supérieure campanulée, Porifice, avee cinq cótes s'atténuant au sommet et là se ramiflant en réseau; limbe étalé, profon- dément 5-lobé; lobes réticulés, remarquablement crispés et ondulés au bord. Étamines incluses. Style saillant d'un pouce au-dessus de la gorge de la corolle; stigmate convexe et légèrement di- laté. »
GH. da.
CULTURE.
Deux moyens se présentent qui tous deux font produire aux Solandra des effets d'un aspect hautement ornemental; l'un consiste, de la part de l'horticulteur, à les laisser à eux-mémes et à se contenter d'en palisser les longs rameaux sarmenteux , qui se ter- minent bientót par des fleurs; l'autre, au contraire, à les rabattre et à les tenir nains et en buissons. Ce dernier mode, en contra- riant la nature, leur fait produire beaucoup
(S. СН)
plus de fleurs. Ils se plaisent en serre chaude, dans une terre forte, un peu hu- mide et renouvelée assez souvent. On devra fréquemment en visiter le feuillage, assez sujet aux attaques des insectes parasites. On les multiplie avec une facilité extréme de boutures un peu aoútées, faites sur couche chaude et sous cloche.
L. VH.
MISCELLANÉES.
1 93. MORPHOLOGIE VÉGÉTALE.
PÉRIGONIOCOLLIE.
En ce mois, (décembre) la Gesneria Ge- roldtiana (v. Fiore, t. IL, avril 1846, SSH étale tout son luxe. ral.
colore (et non vermillon en dessus et jaune en dessous) jaune päle, sauf age нна rares
he 0 e fleur nor- male, se sont soudées енен де та- niére à n'en former qu'une, pourvu d'un
seul périgone. Elle a 8 lobes, plus les rudi- ments obsolétes de deux autres; 7 étamines
Nous nous proposons de suivre le déve- loppement de l'ovaire, qui probablement doit être double, puisqu'il y a là soudure latérale intime des deux fleurs distinctes.
Cn, b.
2 4 Cecopeqta Cirio tarta ‹ ( (
|
FEVRIER 1848.
CEROPEGIA CUMINGIANA,
CEROPÉGIE DE CUMING.
Érrm. Voyez ci-dessus, Tome II, Juin 1846, РІ. IV.
Asclepiadaceæ $ Stapelieæ-Ceropegieæ. — Pentandria-Digynia.
CHARACT. GENER. У. ibidem.
CHARACT. SPECIEI. С. volubilis glabra, fo- liis ovatis basi зч MN onge attenua-
tis acutis tenuibus, p olium medium си kurios, se alla MODE corolla m clavato laciniis o longis glabris apice co-
er қайны, бева staminea (1) ampla, foliolis
exterioribus acuminatis , approximatis interiori- bus ie ps exteriora vix duplo superantibus. De, (ad. sicc.!)
Ceropegia Cumingiana Due DC. Prodr. VIII. 645 (Cumine, Herb. Philipp. № 447). Hook. Bot. Mag. t. 4549 (Janv. 1848].
Cette espéce, quel'on peut regarder comme la plus élégante parmi celles de ses congé- néres qui aient été introduites jusqu'ici dans nos collections, se recommande tout d'abord aux amateurs, par son bel et ample feuillage, ses nombreuses fleurs fasciculées en cyme et d'un coloris varié.
Elle fut primitivement découverte, aux environs de Manille, par M. Hugh Cuming, qui visita les Philippines pendant les années 1856, 1857, 1858 et 1859, et l'en rapporta en échantillons desséchés, parmi lesquels eeux déposés dans le riche Herbier de M. Delessert , servirent à la faire détermi- ner par M. Decaisne, dans son excellente revue des Asclépiadacées (1.
On en doit l'introduction à l'état vivant à M. Thos. Lobb, qui de son cóté la découvrit dans l'ile de Java, et Гепуоуа de là en Ап- gleterre, ой elle fleurit en été. Nous avons cité ci-dessous, en note, la variante dia- gnostique de la couronne staminale de cette plante, telle que la donne M. Hooker, qui eut l'avantage de la décrire d'aprés le vivant:
circonstance dont ne put profiter notre sa-
vant collaborateur, qui ne put décrire que d’après le sec. Or, chacun sait combien la dessiccation altére les organes floraux, sur- tout dans des plantes ой ils sont aussi ténus, aussi compliqués que nous les offrent les Asclépiadacées. Voici la description de M. Hooker :
« Arbrisseau glabre, volubile, à tiges eylindri- ques, lavées de rouge. Feuilles opposées, ovées- acuminées, submembranacées , cordées à la base, souvent teintes de brun, à nervure médiane rouge, es par d'assez longs pétioles flexueux. Pédoneules aussi longs que la moitié de la feuille et terminés par une cyme composée de huit ou dix fleurs. Pédicelles munis de bractées subulées à la base. Calyce profondément quinqué- partite, à segments subulés, étalés. Corolle d'un pouce et demi à deux pouces de longueur, à tube contracté au milieu, d'un blanc de créme; à limbe d'un pourpre chocolat, avee une bande transverse pàle; à segments amples, connivents. Couronne staminale double; l'extérieure form de cinq dents, courtes, obtuses, doubles, légi-
rement incurves; l'intérieure d'autant d'autres allongées, claviformes, ligulées, conniventes, trois ou quatre fois aussi longues que les extérieures, et toutes poilues. » Cn. L.
Explication des Figures.
Fg. 1. La couronne staminale double.
(1) Corone stamine germes foliolis externis brevibus bifidis , vitibus Hoox. }. c. (ad vivent.)
internis ligulato-clavatis exteriora multo superantibus conni-
3155
-LF
CULTURE.
Le contraste de couleurs plus vives que présentent les fleurs de cette espèce avec celles de la Ceropegia elegans, aux tons sombres, et son beau port, feront un bel effet dans nos serres, en plantant ces deux espèces non loin l'une de l'autre. Toutes deux se plaisent dans la serre chaude, aiment une terre assez forte et un peu hu- mide, et veulent étre palissées, prés des
jours, le long des chevrons ou du toit. Leur feuillage, sous lequel s’abritent vo- lontiers les kermés, ou cochenilles blan- ches, devra:étre souvent visité et lavé. On les multiplie trés-facilement de boutures herbacées, faites à la façon accoutumée sur couche chaude et sous cloche.
L. ҮН.
MISCELLANÉES.
—————
+ 94. CULTURE DU FUCHSIA MACRANTHA.
Dés que la Flore des Serres et des Jardins de l'Europe eut publié la figure du Fuchsia macrantha, tous les amateurs s'empressé-
ent d'aequérir une plante dont la végéta-
tion luxuriante et les magnifiques grappes florales offraient un si grand attrait. En outre l'extréme facilité de la culture et de la multiplication ordinaire, chez ces plantes, ajoutait un grand prix à cette acquisition чле. Il est toutefois réservé au tempa à l'expérience de démontrer се qui a ira sous ce rapport de ladite plante, aussitöt qu'une culture rationnelle lui aura été appliquée.
Dans le but d'étre de queque. utilité
sous ce point de vue aux Amateurs qui possédent ce Fuchsia, je transcrirai ісі ce qui m'est arrivé à son égard.
Dans les premiers jours de mai der- nier , j'en reçus un individu, haut à peine de trois pouces. Je l'en tourai asst de tous les soins qu’on prodigue ordina ment aux nouveautés de prédilection ; je la plantai dans un riche compost et la placai le plus pres possible des vitres sous un chássis bien approprié á la circonstance, espérant bien qu = allait у ргозрёгег. Mon 5n fut déc
chaine. Pour m'encourager davantage, un hortieulteur en renom m'apprit qu'il avait Ma perdu plusieurs pieds de ce méme
Fuchsia, et qu'il avait renoncé à s'en pro-
curer d'autres, dede qu'il était d'en aban- donner la cultur
Dans cette мазалы , je pris le parti de sortir ma plante de la bache, avec le vague espoir que l'air libre la je et je
à remplacer l'ancien compost par un ter- reau de feuilles bien опо. dont je remplis une petite caisse en bois. Je Гу fixai, en le maintenant au-dessus des bords, à l'aide d'un léger exhaussement , et je placai, ainsi planté, à l'ombre de quelques oiriers.
"ә
`
Dès ce moment je remarqui chez ma plante une amélioration notable, un mieux sensible; et aujourd’hui, 5 novembre, elle а développé de grandes feuilles dun beau vert foncé, à reflets pourprés; et sa belle vegetation démontre que j'ai enfin decou- vert la véritable culture dui lui convient. Je lui ai déjà enlevé deux pousses latérales, qui se sont enracinées , dans des pots, pla- cés à l'air libre et à nu sur le sol. Ces deux jeunes pieds sont pleins de vie et de santé. Je conclus de ce fait que, si pendant un
b
obtenu les fleurs; ce qui, je ен bien, ne saurait tarder "désormais, grâce
veau mode de le traiter, dont la en actuelle me garantit le succès futur
м
(Traduit du Maandschrift voor Tuinbouw.
L. VH.
тте var ыл
villatus oz
PACED
?
aM
FEVRIER 1848.
516.
PHARUS VITTATUS,
PHARUS @ bandelettes.
Етум. depos, étoffe; bandelette; à la Jamaïque les nègres emploient les feuilles de plusieurs
espèces
Gramineæ 6 Oryzeæ.
mine, altera a parva оаа eset; altera sessilis foeminea sc. Glume embranaceæ muticæ, paleis breviores inæquales. Paleæ 2mem branaceæ inferior trinervia subcarinata acuta; дн n var via. Stamina 6, ovarii rudimen
quamulæ 2 glabre integre
des = membranaceæ с mu
ч leis brevior . Paleæ 2 mutice; inferior indu-
rato-e oriacea tereti-involuta su er iorem angus- lvens. Stamina nulla. - T
pro funde lon туын ENS
indurato-cartilaginea laxe inelusa Gramina elata, foliis рен ав planis
nervoso-striatis ; panicule nales ; ramis sim-
plicibus s subfastigiatis ; mae te: à ramos spicatim xxm
Kenton, Enum, РІ. I. 16.
à divers usages économiques.
— Moneecia-Hexandria.
AT. pep, Jam. 344. Lawx. cuspis 769. Pal pine .M Gen. pl. 414 ai. yes Gen. Pi, { V. 409.5 5 8, sp у. 396. Ръка? Rell. Henk. І. 345. Ѕспвлр. ined, Nees ab Es. in Manr. Әсер; sis 302. Rapp. Agrost. Bras. 21. HB. et K. Nov. Gen. I.
CHARACT. E P. humilis genen
0
quati бет pe atropurpureus, foliis eis acuminatis fenestra-
(ita ut facies folii supera fiat infera); panicula ramosissima tota scabrida; р culo ree е مول ور ribus masc. hexan- inimis superis pedicellatis; foem. inferis
min subsessilibus, palea и: slongao-rest rata pu- bese te glumis multo longio
E vittatus Мов. sub t. pres.
De ces myriades de végétaux de toute espéce, dont le Créateur s’est plu a orner le globe, les plus utiles, les plus précieux, sont les Graminées. Ce sont elles en effet qui nourrissent l'homme, les animaux ruminants et une foule d'oiseaux. Dans l'hémisphère boréal, c'est le blé, le seigle, l'orge, l'avoine, le millet; sous les tropiques le maïs, le riz, la canne à sucre; etc. Il sem- ble, que la Providence, dans ce but élevé, ait voulu, dans sa bienfaisante prévoyance les prodiguer partout; ce sont en effet, les plantes les plus vulgaires dans chaque con- tree; elles croissent en tous lieux, sur les li- sières des bois, dans les champs, le long des chemins , sur les murs, et s'avancent méme jusques dans les rues des cités. Mais les
(1) Confer Rich. Embr. endorh, t. 4. Note de l'auteur.
bienfaits que l'homme industrieux en tire ne se bornent pas à sa nourriture; il a su employer leurs dépouilles sèches (chaumes) à divers usages économiques; le pauvre en couvre sa chaumière et sen fait, à peu de frais, un lit sain et commode. Le luxe en fabrique des chapeaux légers, de petits pa- niers, divers ustensiles. Sous les tropiques, où ces plantes acquièrent souvent des di- mensions gigantesques (les Bambous), les indigènes construisent des maisons entières avec ces seules plantes, qui leur servent en- core à une foule d’autres usages. Tout le mon- de sait, que le sucre, cette denrée devenue indispensable dans notre économie domes- tique, provient d’une graminée (Saccharum officinarum L.). La thérapeutique aussi а
B
316b
su utiliser plusieurs d'entre elles au soula- gement de l'humanité souffrante. Enfin , une foule d'autres, en l'absence de celles que l'on eultive exclusivement pour la nourri- ture des hommes, pourraient étre encore utilisées dans ce but; citons notamment : Eleusine coracana; Paspalum scrobicula- tum; Panicum frumentaceum, miliaceum et pilosum; Penicillaria spicata; Andro- pogon Sorghum et saccharatus ; Setaria ita- lica et germanica; Zizania aquatica; Pha- laris canariensis; Paspalum exile; Ро abyssinica; Stipa pennata; etc., etc. Mais l'examen d'une question aussi riche de faits importants, pour être traitée convenable- ment et d’une manière même sommaire, nous ménerait trop loin.
Quelques soient leurs mérites et leurs vertus, les graminées en général sont re- jetées de nos jardins. Cette exclusion est-elle juste, nous ne le pensons pas; car un grand nombre d’entre elles у produiraient beau- _ coup d'effets par leur port pittoresque (nous
. ne parlons point des gazons en pelouse ou en bordures). А peine rencontre-t-on cà et là, le superbe Arundo donax, et surtout sa variété à feuilles rubannées, susceptible de s'élever à 12 ou 15 pieds de hauteur, sous l'influence d'une bonne culture et
e
d'une saison chaude; la Phalaris arundina- .
cea picta, dont je. rubans d'or, font un si agréable effet sur le bord des eaux; la Slipa pennata, agitant ses panaches au moindre souffle d'air, et dont on peut faire de jolies bordures, en compagnie de la Fes- tuca glauca, ete.
La graminde qui fait le sujet de cet article et nous a suggéré le préambule ci-dessus ‘
a été introduite du Guatimala, par les soins du chef de l'établissement Van Houtte. Elle eroit, selon toute apparence, dans les en- droits marécageux; ce qu'indique suffisam- ment la nature de ses racines et la пегуа- tion réticulée-fénestrée de ses feuilles. Elle mérite d’être cultivée comme plante d’or- nement, en raison des élégantes bande- lettes blanches serrées, qui décorent ses
—€283-
larges feuilles et tranchent sur le vert foncé ou pourpré co зе ts mêmes (fe- melles) vivement colorées de blanc et de pourpre, et forment une ample рапісше terminale. L'analyse nous а paru démontrer qu'elle appartenait bien au genre Pharus, qu’elle venait augmenter d’une espèce nouvelle et bien distincte , remarquable surtout par sa petite stature et son mode de nervation.
‚son Lassez
Descr. Plante de 8 ou 10 pouces de haut., ar- quee-penchee, ve (à l'exception de la рапісше) d’un е
tors sur lui-méme (de sorte que la face supérieure de la feuille en devient Pinféricure); feuilles obo-
s-obtuses e dessus en réalité !) et bordées (ad lentem) de ne points élevés-ar- gentés. La face supérieure (inférieure sans la tor- go ese du pétiole) see beau vert luisant ou
pâle.
Рішісіе trés amples, агады, entiere- ment scabres-pubescentes et d'un pourpre noirá- tre. rent long, cylindrique, strié ; rameaux comprimés-plans du côté de l'insertion des épil- lets, arrondis de l’autre, et par cela même un peu zigzagués. Epillets géminiflores, monoiques, nom- breux, brièvement pédicellés (3-4 lignes). FLEURS MALES très petites, hexandres, placées au-dessus des femelles et alors un peu plus longuement pé- dicellulées. Glumes 2 inégales, colorées (invo- lueres), très petites; 2 internes (paillettes) plus grandes, trinerves, à bords hyalins, membra- nacés (calyce) ; squamules 4, dont 5 courtes, ar- rondies, et une plus grande externe acuminée (corolle! (1)). Étamines 6, à filaments divariqués,
(1) L'étude, d'ailleurs si wp m Стайлга, а été rendue bien wid et bien difficile, T
donnés, selon le caprice des an à ces diverses оний de la fleur : dans lesquelles ils ont vdd voir autre chose qu'une enveloppe externe (involucre) et deux internes, le calyce et la corolle,
> 316
bisériés-inégaux; loges des antheres divariquées aux deux extrémités. FLEURS FEMELLES, presque sessiles, longues de plus d'un pouce: 2 glumes, á peu prés semblables á celles des máles; 2 in- ternes, dont l'extérieure trés robuste, coriace, épaisse, allongée-rostrée, tomenteuse, á bords ré- volutés en dessus (fesant sillon longitudinal) et enveloppant le seconde, qui est mince, hyaline et entoure le style, celui-ci est comprimé, un peu
plus long qu’elles deux et se divise an sommet
en trois longs stigmates divariqués, papilleux.
Squamules (corolle) nulles. Caryopse (non exami- ée).
Nous avons cru devoir beaucoup abréger cette description, que complètent d'ailleurs suffisam- ment nos analyses ci-contre.
Сн. L.
Explication des Figures.
Fig. 4. Fleur femelle, (6) surmontée de la fleur mâle (a); (celle-ci réduite à ses enveloppes les
plus externes). Fig. 2. fleu Fig, 4. Style et ovaire.
r mâle isolée, avec ses enveloppes internes. Fig. 5. Une étamine.
CULTURE.
Cette petite plante, groupée ауес des Bro- méliacées, des Aroïdées, des Fougères et des Orchidées, au milieu desquelles elle se plait très volontiers, contribuera pour sa bonne part à l'ornement de la serre, par son joli port, son coloris général pourpré, ses fleurs mêmes, et surtout son feuillage élégamment veiné de larges bandelettes blanches, d’un bel effet sur le ton sombre
du fond, Il faut en tenir les racines humi- des. Elevée seule, on la eultivera à Ja facon de l'Anectochilus setaceus (Voyez t. II, févr. 1846, pl. VI).
Multiplication facile par la séparation des rejetons, qu'on traite aussitót comme plan- tes-méres.
Г. VH.
MISCELLANÉES.
+ 95. DES CONDITIONS DE LA MISE A FLEURS DE L'INGA PULCHERRIMA (1) ЕТ DE QUELQUES AUTRES ARBRISSEAUX EN GENERAL, par W. Woop, n’York.
L'Inga pulcherrima est Yun des arbris- seaux а fleurs les plus brillantes qui aient été introduits jusqu'ici dans nos serres chaudes, et en raison de sa taille peu élevée, il convient surtout à de petites collections choisies. Pour bien fleurir il demande à être limité dans sa végétation ; il prospère
compost ordinaire et endure des Oppositions extrêmes de température; ses
fort desirable. Peu de plantes, en effet, ont plus de droits à Pattention des Amateurs
ussi, appartenant à une classe de plan-
| tes dont les habitudes naturelles de végéta-
tion sont peu favorables (chez nous) à la
formation de boutons à fleurs, rebelles jus-
(1) Voyez la figure de cette plante, Flore, tome ler, page 57.
3164
qu'ici à toutes les tentatives opérées pour les en obtenir par la culture ordinaire, elles nous offrent sous ce rapport un sujet conve- nable d'investigation pour rechercher les causes de son infertilité, ainsi que celle des autres végétaux qui se montrent dans le méme cas.
La cause principale à laquelle il faille as- signer son improduction florale est Гіпаой- tement de ses pousses ; mais comme défaut n’est pas seulement le résultat de l'insuffisance de l'exposition à l'air libre, а la lumière et à la chaleur, j'en signalerai
bon
, , `
qu’on leur vegetation an- nuelle, de l'attention qu'on a mise à amener leur repos : double circonstance qui doit varier selon les habitudes des espéces, sur- tout de celles à feuillage décidu.
L'Inga pulcherrima. appartient à cette derniére catégorie d’arbrisseaux; son bois et dur; il émet des branehes ou pousses comparativement petites et gréles. Une vé- gétation excessive, luxuriante nuit à sa fer- tilité; or, notre plante se fait surtout re- marquer par la condition opposée. On réussira par le traitement suivant à en ob- tenir une bonne floraison :
drainage suffisant en dessous , lui sera fort profitable. Dans la serre chaude, la tempé- rature à laquelle il sera exposé, variera de 60° à 75° Ғанк (12-18+0 В.) en été;
miére partie de l'été, en par semaine un engrais liquide affaibli (dans la proportion, par exemple, d'un litre d'en- grais pour quatre d'eau pure), tout le temps que durera sa période de végétation la plus vigoureuse.
és que les pousses de l'année courante ont atteint environ un pied de longueur,
-£963-
que le bois en parait affermi, on doit les arréter en en pincant les extrémités. Quinze jours aprés environ, on rabat indictincte- ment chaque pousse au-dessus du 2*, 5* ou де nœud, dans le but d'en aoûter les par- ties inférieures, et de les mettre en état de condenser les sécrétions nécessaires á la production des fleurs. Au fur et á mesure que les pousses s'aoütent, la circulation de a seve sera suffisamment retenuc, pour prévenir l'exeitation prématurée des bour- geons, en placant la plante dans Pendroit le plus sec, le plus froid et le mieux éclairé et aéré de la serre. Les arrosements or- dinaires devront étre graduellement dimi-
eurs.
19 Toutes plantes, soumises á une culture artificielle en pots, ete., d’apres leurs habi- tudes et leurs exigences respectives de vé getation, et d’apres les differentes quantites
habitudes jointe & la période de temps que demande leur développement, que depend le dégré de fertilité de ces plantes.
9 Toutes plantes, quel que soit leur vi- ueur relative, pécheront dans l'aoütement, Фой dépend la formation de leurs boutons à fleurs, si оп a manqué à les tailler con-
venablement , à
de repos qu'elles exigent, aprés leur végé- tation et avant de fleurir; si elles n'ont pu en temps convenable accumuler la quantité de sève essentielle à leur fertilité. Or, tout traitement est imparfait, qui manque à con- trôler la circulation de la sève par une taille judicieuse des pousses, afin de prévenir l'accumulation en excès de cette sève sur telle branche, tandis qu'elle ne se produit pas dans telle autre.
(La suite page ЭАТЬ.)
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Ci
miniala
Wlanellia
“
FEVR. 1848.
517.
MANETTIA АТА,
MANETTIE à fleurs vermillon.
Етум. V. ci-dessus, T. II. Janvier 1846. PI. V.
Chinchonaceæ Cinchoneæ-Cinchonidæ. — Pentandria-Monogynia.
CHARACT. GENER. — У. ibidem. Adde nonymiæ generis : pese Gen. PL. 158 (115. 560).
СНАВАСТ. SPECIEI : М. (Adenothola) % Ly- gistum : Volubilis tota а floris etiam paa pilis brevissimis albis scabrida, ie cylindrico ra- moso rubescente gracili, foliis oppositis a ovali-ellipticis basi longe дене арісе brevit
acutis v. subacuminatis supra pilosis Fee rescentibus, infra solum secus nervos; floribus
geminis interdum "егерме longe pedunculatis ; calyce turbinato, согоПа infundibulifo rmi carnosa cylindrica, ad
а; segm spe ula; antheris parum infra fau- a insertis; filamentis connatis; ; stigmate bifido 080
Manettia (Adenothola) miniata Хов.
Cette interessante евресе vient de fleurir en novembre et en decembre dernier dans l'établissement Van Houtte, où elle avait été envoyée d’Angleterre, en 1845, sous la simple dénomination de Manettia species nova! Ne la trouvant décrite ni dans les recueils anglais, ni dans les auteurs systé- matiques que nous avons & notre disposi- tion, nous nous hasardons à la publier comme inédite; prét á réparer notre er- reur, si tant est qu’elle soit déjà déterminée dans quelque ouvrage qui nous soit in- connu.
Nous regrettons encore de n’en connaitre pas la patrie précise. Il semble hors de doute, toutefois, qu’elle provienne, comme toutes les autres espèces du genre, de l'Amé- rique tropicale.
Elle est trés voisine de la М. hispida ExpL. et Poepp. (Nov. Gen. Chil. Ш. 24. 1. 228); mais elle en differe principalement par des lobes corolléens lancéolés et non arrondis , par des pédoncules solitaires ou géminés, jamais ternés, ni quinés, toujours fort longs, etc.
Elle se recommande aux amateurs par son port élancé et volubile, ses feuilles al- longées et charnues, hérissées de petites papilles surmontées d'un poil blanc, ses fleurs velues, longuement pédonculées, d’un
TOM. IV.
beau minium passant au rose en vieillissant. Ce sera un bel ornement de plus pour la décoration des serres, en compagnie de sa jolie congénére, la Manettia bicolor, avec laquelle elle présentera un heureux con- traste de feuillage et de coloris floral. Ses caracteres floraux, et principalement les glandes hyalines de la base du tube de la corolle , la rapprochent beaucoup du genre Adenothola, que nous avons proposé dans I'Hortus Vanhoutteanus (fase. П. p. 224 15) et dont le type serait cette méme M. bicolor.
Du reste, le genre Manettia, tel qu'il est aujourd'hui constitué, se compose d'espèces souvant fort disparates, dont une détermi- nation plus précise et plus rationnelle est chose fort désirable.
Descr. Sous-arbrisseau volubile, entièrement couvert, même sur les parties florales, de poils courts, rs rd a rameaux nom-
les plus jeunes trés petites, largement subulées et bientöt confondues avec les poils des tiges. Feuilles opposées, épaisses , ovales-elliptiques,
des nervures), d’un beau vert. Petioles eylin- driques, longs d’un pouce environ ne les plus longues, 4-5 pouces, 1, 1-5 de Fleurs géminées, quelquefois Bero (et dans 9
317b
се cas la fleur absente remplacée par un ramule); trés longuement pédonculées (3 pouces), ébrac- téolées. Calyce turbiné, trés petit, à 5-8 segments lancéolés, acuminés, ondulés, subonguiculés, étalés, subrécurves au sommet, larges de 6-7 li- gnes, ‘scabres en dessus, velus en dessous; ceux d’entre eux qui avortent., linéaires, plus courts. Corolle cylindrique , (Аай, infundibuliforme , velue, nue intérieurement, mais portant à l'ori- fice et en petit nombre de longues glandules fili- formes jaunes , placées entre les anthéres, et à la base, des glandules semblables, mais trés nom-
-489Э-
breuses, hyalines et disposées еп cercle; seg- ments 4, lancéolés, étalés. Anthéres linéaire: insérées un peu au-dessous de la gorge, sessiles, ou plutöt & filaments entierement connés avec le tube de la corolle et légérement saillants. Style filiforme, ne dépassant pas les anthéres; stig- mates 2, allongés, шй hee de papilles trés té- nues, jaunatres. aire obové, ombiliqué au sommet. Placentaires ванне portes chacun ine ge 125 1 Tas tenn
pe X x 7 nombreux, imbriques, subconcaves, à pointe re- levée
Сн. L.
CULTURE.
М
Le lecteur appliquera à cette espèce les mêmes errements de culture que ceux qui ont été prescrits à l’occasion de la Manettia bicolor (ci-dessus, T. II. janvier, 1846).
L. VH.
MISCELLANÉES.
+ 95. MISE A FLEUR DE LINGA PULCHERRIMA (Fin).
3° Les circonstances que Гоп peut regar-
nutritive nécessaire pour déterminer la fer- tilité. А ces ене чар opposes les remédes s les circonstances
ez la plante dans une at- товрһеге plus basse et plus seche, á une lumière plus vive, etc.; cela suffira pendant la période qui précède la saison des fleu Lorsque le manque de sève se manifeste par des pousses faibles et allongées, des bouto abortifs,le simple pincement des ae, au moment ой elles alteignent leur plus grande vigueur, mettra 4 méme le reste
d’aceumuler les sécrétions essentielles á leur fertilité.
49 Comme la formation des boutons á fleurs chez les plantes dépend de la quantité suflisante de matiére nutrive qu'elles con”
de l'année ou de l'année précédente : аойе- ment qui depend de leur rabattage, et
partie de ru exposition suffisante à Pair, à la lumiére, à la chaleu г, etc., il 8 'ensuit que
pr roductio
rameaux stériles. (Extr. du Journ. of Hort. Soc., ІП, 54.) L. VH.
b. р A ^ р Achımeneo a oxi n toe) OLO Chk C ‹
FEVR. 1848.
518.
ACHIMENES GLOXIMEFLOM.
ACHIMENE à fleurs de Gloxinie.
Ётум, V. ci-dessus. Te ler, p. 79.
Gesneriaceæ $ Gesnerieæ, — ия
СНАВАСТ. GENER. — У. —
Pe ine
ad ihn et intus aurei gelu mi- را ا nutissime densis Те) apr pean al petaloideis; RE 55 ilobi 5
Achimenes gloxinieflora Forger, Hort. Гаек. et Nos.
SYN eee en SCHEIDW. Journ. dion prat. 5° ann
Voici une des plus aimables nouveautés, appartenant aux Gesnériacées, qui aient paru depuis longtemps dans nos serres. Son habitus, tout particulier, parait au premier abord tout autre que celui des Achiménes, surtout lorsque la plante s'est chargée de ses amples fleurs blanches, à odeur douce et agréable, dont la gorge, d'un jaune d'or, et tout l'intérieur du tube sont RE ponctués d'une myriade de petites macules pourpres. Au second examen, le feuillage, bien que d'un vert pále et dépourvu de poils rudes, est bien celui d'une Achiméne, tandis que ce sont les fleurs d'une Gloxinie. L'analyse toutefois démontre que, par son anneau périgyni- que, cette plante est plutöt une Achimene qu’une Gloxinie, dont Povaire est entouré de 5 glandes distinctes. Toutefois le double aspect des feuilles et des fleurs fait penser, avec raison sans doute, qwelle n’est autre chose qu’une hybride sortie des mains de la nature elle-méme. Elle nous a présenté en outre des caractères exceptionnels, dus à une sorte de superfétation, tels qu'un triple stigmate, un triple placentaire , etc.
M. Forckel, jardinier du château royal de Laeken, qui nous a communiqué cette belle Gesnériacée , pour la figurer et la dé- crire dans la Flore, nous apprend quelle а été introduite du Mexique, en 1844, par
M. Ghiesbregt, dans ce jardin, où elle vient de fleurir pour la première fois en juin dernier.
Descr. Rhizome rampant, formé de squamules
comme dans les congénéres. Tige gréle, flexueuse, ubérule, rou-
р atténuées aux deux extrémités, inéquilatérales а la base, ‚ Aigues au sommet , Jégérement sahresn et
et subulés), blanchátres età Epa poilues en des- sous, dentées еп scie oitié au sommet. Nervures arquées, ا enfoncées en dessus , saillantes en dessous et tranchant par leur couleur foncée avec la teinte blanche de la face inférieure de la feuille. Pétioles оош, assez larges, mi en dessus
que les pétioles, cylindriques et ponetués comme ceux-ci et la tige. Fleurs entiérement glabres, dans toutes leurs parties. Calyce ample, vert, pen- tagone-ailé, à segments obliquement lancéolés, obtus, subétalés, trés entiers, finement ciliés, nervés-striés de vert pàle en dedans; les deux inférieurs un peu plus longs. Tube de la corolle non gibbeux à la base (dont l'insertion est oblique) arqué-pendant, largement costé, dilaté-ventru, en dessous, veiné longitudinalement (veines hya- lines), long de deux pouces et plus. Limbe obli- quement étalé; lobes 5 (plus souvent 6) parfaite- ment arrondis, imbriqués, épais, finement et élégamment crénelés au bord. Gorge trés ample , avee une belle macule d'un jaune d'or, qui se prolonge au fond du tube; autour d'icelle, et dans tout l'intérieur sont des myriades de petits points pourpres, du plus gracieux effet. Etamines 4, fer-
318^
tiles; à filaments, un peu dilatés à la base, droits
mentaire trés courte, appendiculée au sommet ; anthéres arrondies; loges concaves, membrana- cées ; pollen blanchátre. Ovaire étroitement conné avec le ealyce, uniloculaire; placentaires 5 (1), bilobés; lobes irréguliérement étalés et sinuolés- anguleux; ovules très nombreux. Style fistuleux,
—$563-
robuste, plus long que les étamines, dilaté à la base et entouré d’un anneau élevé 5-anguleux- sinuolé; stigmates 3, grands, pétaloïdes, conni- vents, imbriqués triangulairement, à peine étalés plus tard. Capsule.....
Сн. L.
(1) г à 7 + 4 wa 1 A % 1. oi ip Рр
que nous avons examinés ; nous devons donc le regarder comme propre à la plante.
CULTURE.
Cette Achimène, par son aspect insolite et ses amples fleurs blanches , odorantes et si agréablement ponctuées de rouge, vient faire une sorte de révolution parmi les Gesnériacées de nos serres, dont elle sera
sans contredit l'une des plus recherchées. n lui donnera les mêmes soins que ceux que үзі recommandés pour ses congénères.
L. VH.
MISCELLANEES.
+ 96. MISSION BOTANIQUE DU D' HOOKER, DANS L'INDE.
La réputation de sir WırLıam Hooker, comme grand botaniste, n’a plus besoin d'apologie; M. Lindley et lui marchent á la téte des botanistes anglais ; nous pourrions € а sans exagération пі flatterie
t de pair avec тай = célébres bottes dés temps moder
Le premier a eu le bo A ur de réaliser xd proverbe trop souvent menteur, tel pere,
M. Joseph Dalton Hooker, D" médecin, fils de sir William Hooker, ancien profes- seur de botanique à l'Université d'Édim- bourg, et maintenant directeur des jardins royaux de Kew, a fait partie en qualité de botaniste et aide-chirurgien , de l'expédi- tion au Póle austral, dirigée р ar le ар taine л Ross (1859-1845). "n a prouv par sa belle Flora afi qu'il vient de terminer, qu'il était digne de marcher sur - eias „Paternelles. Le gouvernement
anglais , lui confiant tout récemment une бее mission botanique dans l'Inde, prouve l'estime qu'il fait de l'homme et la 5 qu'il met dans ses lumiér
Hooker est chargé d’explorer les productions Me а de l’Inde et spécia- lemen e la chaîne de l'Himalaya. Plus , ded à la faveur du traité qui se con- elut en ce moment entre le gouvernement
anglais et la Chine, au sujet des frontières du Thibet, il est proba able qu'il pourra vi- siter cette dernière contrée pendant le cours de son voyage.
C'est à ce sujet que М. de Humboldt ші а adresse la lettre suivante (4), par laquelle ‘illustre savant prouve, malgré son âge déjà avancé, combien l’histoire naturelle, à f quelle il a consacré sa vie, aux progrès de laquelle il a si grandement contribué lui- sia par ses travaux et ses voyages, lui est toujours chére et combien encore elle lui
est présente dans ses plus petits détails.
« Que je suis heureux d’apprendre, mon er ami, que vous allez pénétrer dans ces belles vallées de l'Himalayah et même au-delà vers Ladak et les plateaux du Thi- bet, dont la hauteur moyenne , on- fondue avec celles des cimes qui s'élèvent dans le plateau même, est un objet digne de recherche! Comme j'apprécie cette noble
(La suite page 5194.)
(1) Rien de ce qu écrit, même сша ment, un tel homme n’est indifferent aux amis de la science; aussi a tg pb cette lettre telle qu’elle "est in rimée , rançais, dans 16
ondon Journa of ota Шу? avec е im- perfections, que nous pouvons m en toute sûreté sur le бор du ty нге нам
OTLO««X
JE
+)
3 i Сеніші шен
|
FEVR. 1848.
519.
VARIÉTÉS DE PELARGONIUM (овамо),
(PELARGONIORUM diversorum VARIETATES.)
Етум. rezapyos, ov (2), cigogne; les capsules dans ce genre imitent la forme du bec de cet oiseau.
Geraniaceæ, Decandria (Monadelphia) — Pentagynia.
‚CHARACT. GENER. — Calyx 5-partitus, леді niis decies cmi розИса basi in calcar cavu plus minus longum pedicello adnatum новое Corolle рш 5 rarius abortu 4 ү. interdum 2 imo gynopho о ape calycis laciniis alterna unguiculata avidin inæqualia — caduca. Stamina 10 cum etalis i inse rro inferne m
ы oeularia bi ovalis ads ntibus v. suspensis ge filifor- mes basi arr high longitudinaliter adglutinati | E ra gyno um arete nati summ ri, жутады, introrsu ha] ate-
cem el astice à күйе horo solutis compl
m ro coalitis als E ا g solutis deciduæ uniloculares abortu nospermæ, sutura ve ê — қыс trigonum te M e rustacea umbilico paulo supra
basim Vente “bé — brevi cum Каза basilari juncto. Embryon: uminosi condu- plicati Ры pe eaa | Toliacese pat E volutæ, radicula descendente сопіса umbilicu attin ngen
He жыш aules У. peura A у. „Аш interdum carnosi, in ca n а
35 Ss Se =. ФЕ БЕ =: a oe т 5. SS 2 » = $ Ф a. = = н с“ = Y
radicalibus , floribus sepissime umbellatis, um- bella simplici involucrata (Ехрілсн). к жең tome Luénir. Geran. ined, Arron Hort. Kew. II. . DC. Prodr. I, 649, Мих. Gen. 57. (41). Pelargonieæ е Geran. Г. 8,
=
DIVISIONES GENERIS. 8. Hoarea Sweer, Geran, 1
f. Polyactium DC. Prodr. I. қ Isopetalum Swesr. Geran. 1. 126. " Gl Eivsp. ibid, 8. {4 кетік Ілкр, in Sweer Geran. t. 75. 88, 114.
ё. н ИА Lint. ibid, t. 43. 96. dr, ;
1. Myrrhidium DC. Pro 657 К. Jenkinsonia Sweet. Geran. 1. 7 1 sma LINDL Sweet. ibid. No 79 m. Pelargium DC. Prodr. 1. 658. æ. Ciconia DC.
1; В. Isopetaloidea DC. I. с. у. Anisopetala DC. 1. с.
Quarum de diagnosibus divisionum , subdivisionu mque sicut et de auetorum operibus - 7 citatis innumeris, lector studiose, el. Ехрисиван Gen lantarum (no 6048) adi. Hie illarum transcriptio plures u impleret.
СНАКАСТ. SPECIEI : бк ы esset, videns ua-
et hodie nee penitus recognoscen
ON do Асан Ы le
А Texception des Camellias , il n'est peut- étre pas un genre de plantes qui aient ехсі- té autant d'intérét, parmi les amateurs, que les Pelargonium (vulgairement dits Gera- тит). Il n’en est aucun, non plus, on peut le dire hardiment, dont les espéces puissent leur disputer la prééminence, sous le rapport du nombre et du volume des fleurs, de leur admirable coloris, aussi
riche que varié, de leur aimable feuillage, souvent d'une suave odeur.
Et cependant dans ces derniéres années, la Mode, cette déesse toujours fantasque et souvent si grotesque, avait fait un peu né- gliger les collections de ce genre, qui par les efforts de plusieurs horticulteurs anglais, de feu Lémon et de Chauviére en France, avaient atteint un incroyable apogée; puis
319^
par un retour prévu, elle parait devoir les rappeler sur la scéne horticole avec plus de splendeur que jamais.
L'établissement Van Houtte ne pouvait rester étranger à la réhabilitation, pour ainsi dire , d'un genre aussi splendide. Aussi vient-il de s'en procurer les variétés les plus
recommandables et les plus nouvelles, choi-.
sies dans les jardins les plus renommés pour ce genre de culture; et celles qui sont figurées ci-contre, peuvent donner aux ama- teurs une idée de la sévérité du goút qui a présidé à leur choix. Hätons-nous de dé- clarer que, quel que soit le dégré de per- fection de nos figures, elle ne saurait re- produire le frais et admirable coloris des modeles; la peinture à l'huile seule, et par le plus habile pinceau, pourrait à peine ex- primer dignement les riches nuances de ees deux variétés.
On ne cherchera pas ici une description botanique de plantes aussi répandues, que le sont dans nos jardins, les Pelargonium. Nous nous contenterons de rappeler quel- ques particularités ee et relatives à la constitution du gen
Vers le casa du ХУШ siècle Burmann divisa le vieux genre Geranium, et en forma à ses dépens un nouveau qu'il nomma Pelargonium (Pl. afr. Dec. 89). Linné les confondit sous l’ancienne déno- mination (1758); mais 40 ans plus tard
héritier révisa de nouveau les Geranium et en forma trois nouveaux genres, adop- tés depuis, non sans conteste, par les bo- tanistes; ce sont le Pelargonium, le Ge- ranium (proprement dit) et l'Erodium. Il parait que le travail de Lhéritier est resté inédit, et que quelques planches seulement en ont été publiées ; ce travail, était, dit-on, entre les mains de feu M. De Candolle. C'est toutefois cet illustre botaniste qui consacra les droits de Lhéritier à l'établissement de ces genres, en les adoptant dans son Pro- drome: genres dont la distinction est in- contestable.
Plus tard (postérieurement à Lhéritier),
-%959-
M. Sweet et M. Lindley , son collaborateur, publiérent une monographie des Geranium (Pelargonium) avec de belles figures, et le subdivisérent en plusieurs sous-genres, nel- tement établis, pour faciliter la répartition et la distinction des nombreuses езрёеез qu'on en connaissait dés-lors. M. De Can- dolle les adopta dans son immortel ouvrage et en augmenta méme le nombre. Nous avons dü passer sous silence les diagnoses de ces sous-genres, qui seules eussent rem- pli plusieurs pages de ce recueil.
Le savant Génevois énuméra 569 espéces, dont 45 douteuses; la plupart remarquables par la beauté de leurs fleurs, et dont un très petit nombre seulement ont été introduites dans nos jardins. Еп 1859, Sweet, dans la dernière édition de son Hortus britannicus, enregistre 750 Pelargonium, sans compter un grand nombre de variétés. Mais de ce nombre, le tiers au moins doit être retran- ché; ce ne sont que des variétés ou des hybrides obtenues par des fécondations adultérines et successives, et auxquelles les horticulteurs ont depuis beaucoup ajouté encore. Les espèces, proprement dites, sont en très petit nombre dans les collections, et cela est bien regrettable.
La plupart des Pelargonium habitent la partie australe de l'Afrique (le Cap). Quel- ques rares espèces croissent dans l'Austra- lasie et la Nouvelle-Zélande. Une ou deux ont été découvertes dans l'ile de S'e-Héléne et les Canaries.
En général, ce sont des sous-arbrisseaux ou arbustes à bois mou, à rameaux her- bacés, charnus pendant la jeunesse, et quelquefois articulés. Quelques espèces ont des rhizomes tubéreux ou fibreux, sont acaules et à feuilles radicales. Leur feuillage est extrêmement diversifié : il varie depuis la forme ovale ou elliptique, entière ou à peine lobée et incisée, jusqu’à la forme laci- niée ou pennatifide, ou méme décomposée. Il est ordinairement couvert d'un duvet court, tomenteux ou soyeux, plus rarement de poils rudes et glanduleux, sécrétant un
WERTE m PUT Т
-%959-
liquide visqueux et odorant. Froissé entre les doigts, il exhale des odeurs fort diverses, trés suaves dans quelques especes, désa- gréables dans d'autres. C’est tantôt une odeur de muse, de citron, de rose, ete.; tantót celle du а de la епи. etc.
3190 Toutes les espéces ont un port agréable, de jolies fleurs: fleurs souvent trés grandes et d’un coloris aussi varié qu'éclatant. Ces quelques mots sur l’ensemble des espéces inspireront, il faut Pespérer, aux amateurs
le goút de les colliger. Сн. L.
—
CULTURE.
La culture des Pelargonium ne présente aucune difficulté; mais pour étre brillante et normale, elle exige les soins spéciaux suivants :
On leur donnera une terre légére, mais riche en humus; le compost en usage (c'est- à-dire 1/5 de terre franche, 2/5 de terreau de bruyére passée, auxquels on ajoutera le 1/6* de la masse en terreau de feuilles con- sommées et 1/12° d'engrais (du guano vrai, autant que possible) sera employé avec suc- cés. On les plantera en pots un peu étroits, qu’on renouvellera aussi souvent, en еп variant la grandeur, que le demanderont l'appétit et la croissance des plantes. Les arrosements seront en tout temps modérés, mais à peu prés nuls lors du repos de la plante, c'est-à-dire pendant l'hiver.
Pendant cette saison , les Pelargonium ne veulent aucune chaleur factice, à moins que la gelée ne menace de pénétrer dans la serre qui les renferme ; et dans ce cas seu- lement on allumerait le fourneau. Ainsi done, la chaleur artificielle ne devra ja- mais faire monter le thermométre à plus de 4-6 -- 0. R
Chaque fois que la température extérieure le permettra (2-4 -- 0. В.) on laissera béantes toutes les ouvertures de la serre: une des conditions de santé pour ces plantes étant un air vif et constamment renouvelé. Pendant la belle saison, on les sortira, à Pair libre, à une exposition un peu abritée de nord-ouest ; mais oú le soleil puisse, sans obstacle, en murir le jeune bois et faciliter la production denombreux boutons à fleurs.
La taille doit étre amplement pratiquée à l'égard de ces arbrisseaux; sans cela, ils s'emporteraient démésurément еп rameaux
gréles et presque stériles. Apres la floraison et aprés la récolte de graines, on rabattra les pieds sur les vieux bois, et presqu'aussi sévérement qu'on le fait pour les rosiers. De cette maniére, seulement, ils fourniront de vigoureuses pousses et des ombelles de lar- ges et nombreuses fleurs.
Pour jouir d'un riche floraison , il est bon de laisser ап printemps les Pelargonium dans la serre, qu'on se contentera d'aérer et d'ombrer contre les rayons solaires. On fermera les ouvertures dansles temps froids, la nuit par exemple , si le thermométre ne marque pas au moins 10-12" + 0. К.
Si l'on veut posséder des individus vigou- reux et bien floriféres, il faut les renouveler au moins tous les trois ans. Passé cet äge, un Pelargonium vegete et fleurit mal.
La multiplication de ces plantes est extré- mement facile, par le bouturage , le gref- fage ou le semis. On bouture en terrines et à froid; pour cela on prend des bouts de rameaux, ou même des feuilles; il est inu- tile de couvrir d'une cloche. On place А l'ombre, dans la serre, ou même à Pair li- bre. On greffe sur les individus d’un an, et même sur racines. On sème en terrine, à la surface, et sans couvrir les graines, en se contentant de bassiner légèrement la sur- face des vases.
Ces plantes, en raison de leur nature ve- loutée extérieure, sont fort sujettes aux pu- cerons. On les en débarrasse, au moyen de fumigations de tabac.
Les quelques petits détails que j'ai 4й omettre, faute d'espace, seront aisément suppléés par le lecteur sagace.
L, VH.
` 8194 -%26%-
MISCELLANEES.
— DO Oe
+ 96. MISSION BOTANIQUE DU D HOOKER, DANS L'INDE (Suite).
ardeur qui vous fait entreprendre une nou- velle expédition hazardeuse, aprés avoir été dans celle du póle austral qui a été si glorieusement conduite! las aimable let- tre du 5 septembre m’a trouvé un peu іп- disposé. Jai habité le pare de Sans-Souci pendant Гаһвепсе du roi, et un violent re- froidissement m'a forcé de ren (rer en ville. tardé, et j'ai
peu. J'attends demain le retour du roi et de la reine , et je pourrai vers le 4 octobre pass deux ou trois
mois á Paris. Je стене & ше consoler de l'injustice qu'on faite de ne pas vous donner la e d'Édinbourg ; car, d'aprés l'étendue et la variété du sa voir que je vous connais, vous étes appelé a rendre d'éminents services non-seulement
à la géographie Га plantes, mais aussi à e la Mété éorologie ,
a
avez l'avantage que vos vues se sont agran- dies et que vous avez le gout (le sentiment) de la précision.
» Je felieite, au nom de cette partie des sciences physiques, á laquelle toute ma vie a été vouée, les membres du grand Corps de l'Amirauté et les « Commissioners of woods and forests » du choix qu'ils ont fait, de la protection qu'ils vous accordent, et dont vous étes si digne par vos connaissan- ces, E la vivacité et l'ardeur de votre ca- ractére, par la constance d'un dévouement si désintéressé | Je me reporte volontiers dans mes souvenirs, vers ces conversations si intructives een p pen ndant да Jan 'avais le plaisir d'habiter une méme ma vous dans Paris; j Tai pris s des Hee ieri sous votre dictée et j'aime à les trouver dans mes cahiers. Heureux avantage de 1 vieillesse qui en a si peu! Votre excellent père s'était chargé de la publication de mes plantes eryptogames des Cordilliéres, et voilà le fils que je puis saluer comme u jeune ami, qui a vu les éruptions de l'Éré- bus et qui va voir ce qui a fait le réve de ma vie préte à finir.
» N'oubliez pas de m'écrire, mon cher ami, à Paris avant d'entreprendre ce ma-
M
gnifique voyage. Je suis avide de vos Galla- pagos; mais je voudrais bien aussi que vous jettiez pour mon instruction quelques no- géographiques sur un papier, simple- ent quelques noms des plantes d'Europe ой Anne Phanérogames , non intro- duites par l'homme et trouvées avec certi- tude dans l'hémisphére austral, non amé- ricain. Dites-moi aussi un mot sur votre Celebogyne ilicifolia, que Jussieu nomme une Euphorbiacée. Le miracle des graines múries sans étamines, continue-t-il? Qu'en pensez-vous?
» Comment fixer votre attention sur des objets spéciaux , lorsque, comme en on connait les pro oblèmes qui s'agiten
» Hauteurs auxquelles cessent £^ certai- nes familles de plantes.
Le caractére de la Flore sibérienne, est-il, vers Cashemer et Ladak, si général qu'on le prétend ?
» Jusqu'à quelle hauteur y a-t-il des pois- soins dans les laes et les rapporter.
» Étre bien attentif à la température du sol à différentes hauteurs.
» Se servir de sondes à cet effet, compa- rer 5 températures du sol entre les Tropi-
à 48 pouces, à 2 pieds de profondeur (Boussaingault) avec la profondeur de 20 ou 50 pieds plus au nord.
» Éclaircir le probléme de la hauteur des neiges perpétuelles à la pente méridionale, à la pente septentrionale de l'Himalayah, en vous rappelant les données que j'ai réunies dans le troisiéme vol. de mon Asie centrale.
» Je ne puis croire à l'uniformité et l'ennui des Gneiss, Micaschistes, ou forma- tions siluriennes de l'Himalaya
» Faire = dattention aux formations phorphyrique Grünstein, aux Amyg- loides ue aux llas (?) de la chaine.
» Si est assez heureux de traverser la г. Cordilliere de Kouenlun pour arriver à Yarkand , en remontant vers les sources de Chajouh affluent de l'Indus,
étre bien attentif au peu de hauteur de la plaine qui envoye les eaux & Vest, par 16 Tarun au lac Lop.
» Des hauteurs barometriques ou, s'il le
faut absolument des dégrés d'eau bouillante, (La suite page 520-521.)
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FEVR. 1848.
520-521.
STATICE IMBRICATA,
STATICE à segments imbriqués.
Етум. V. ci-dessus, t. ІІ, Mars 1846, РІ. УШ.
Plumbaginaceæ $ Staticeæ. — Pentandria-Monogynia.
CHARACT. GENER. — V. ibidem. $. acaulis subcæspito- $
ad basim decrescentibus , terminali max cronato , scapis rigidis erectis foliis multo longio-
Cette plante peut étre regardée comme l'une des plus intéressantes par l'ampleur de ses corymbes , et des plus distinctes du genre, par la forme spéciale de son feuil- lage. On en doit la découverte à M. Ph. Bar- ker Webb, savant botaniste anglais, établi depuis longtemps à Paris, et qui par- courut les Canaries, patrie de la plante еп. question, pendant deux années (1828- 1899), en compagnie de М. Berthelot, dans l'intérêt des sciences naturelles et spéciale- ment de la Botanique. M. Webb est auteur de la partie botanique du bel ouvrage in- titulé : Histoire naturelle des iles Canartes, dans lequel il aura deerit vraisemblable- ment la plante qui nous occupe. C'est également à ce botaniste qu'on en doit l'in- troduction à l'état vivant dans nos jardins, au moyen de graines rapportées, еп 1846, par un collecteur qu'il avait envoyé, à ses frais, dans ces iles célébres.
Les individus de cette Statice que nous avons eu occasion d'examiner, ont été en- voyés à l'établissement Van Houtte par MM. Thibaut et Keteleer, horticulteurs à Paris, acquéreurs de l'édition entiére. Elle se recommande, comme nous l'avons dit plus haut, tout d'abord aux amateurs par
ribus basi eylindrieis de medio ad apicem pani- cule late alatis, alis interruptis, braeteis semiam- plexicaulibus lati acuminatissimis, corymbi amplissimi divisionibus omnibus alatis, calyce cæruleo-violaceo, corolla albida. Хов.
Statice imbricata P. В. Wess! Hist. nat. des iles Canar ?...
un beau feuillage velouté, découpé, bordé de rouge (d’un rouge même assez vif pen- dant la jeunesse); par ses scapes largement ailés, par ses amples corymbes composés de nombreuses et jolies petites fleurs à calyce dun bleu violacé et à corolles blanches. En voici une description sommaire :
Plante acaule, gazonnante, entièrement cou- verte, dans toutes ses parties, d’un duvet court, velouté; feuilles fasciculées étalées, spathulées dans leur circonscription, portées par de ro-
sommet à la base, d currens, entiers ou sublobulés en dehors, toujours lobulés en dedans, auriculiformes à la base; le
hauts de 40 à 50 ont de 20 à 50 cent. de long.), cylindriques vers la base, largement ailés ensuite; ailes ondulées-si- nueuses, interrompues, à sommet a i tées subamplexicaules , searieuses, longuement acuminées, très aiguës. Corymbes très amples; toutes les divisions ailées comme le scape pro- prement dit, et veloutées-tomenteuses, ainsi que toutes les autres parties de la plante, сі bordées de rouge; ciliées , bractéoles engainantes, petites, conformes aux bractées. Calyce 5-plissé, étalé- rotacé; eorolle 5-pétale, marcescente... Сн. L.
320-321»
>
CULTURE.
On tiendra cette plante en serre froide, dans un endroit sec, parfaitement aéré et éclairé: conditions der
suffisant pour ne pas permettre aux eaux de stationner dans le vase Multiplication par éclats des pieds ou par le semis des graines, si on est assez heureux pour les obtenir. L. VH. ait figurer aussi la Statice frutescens , que j
N. В. Уа également à r аның de MM. Thibaut et Keteleer: е ү Des partie de la prochaine livraison.
MISCELLANÉES.
+ 96. MISSION BOTANIQUE DU
seraient bien précieuses à déterminer dans |
la plaine à l'est de Yarkand. » Variations horaires du күш dans ет
ірке les résultats avec l'énorme séche- resse que үзі éprouvées dans les Steppes de Sibérie.
» Températures des sources des cavernes.
‚es insectes vont-ils moins haut que les
Шай
» Je сеззе pour пе pas vous eange de choses que vous savez m ieux que
» Agréez vous-même, mon client ami et votre rs père sir William, Pex- pression renouvelée de ma haute et res- pectueuse datan. Mes amitiés á votre spirituel ami M. еее dont tous les tra-
vaux me charme ALEXANDRE HUMBOLDT.
A Berlin, le 50 sept. 1847.
» Je n'ai pas le temps de relire mon grif- fonage, je vais examiner jusqu'à quel № je possede votre belle Flore. »
Lord Dalhousie, le nouveau gouverneur- général de l'Inde, la vs our des Directeurs de l'honorable Compa e des Indes, ont as- suré de toute leur ibas notre voyageur pendant son exploration botanique dans le nord de la Péninsule indienne. Aprés un an, environ employé à ce voyage, le D" Hooker, d'aprés ses instructions, retournera en 1849 à Caleutta, et partira delà pour Singapour
et Bornéo. Dans cette derniére ile, l'assis- cad ссе de М. Brooke et la рго- tection que Іші assurera le vaisseau anglais le der (commandé par le capitaine ия, et auquel le Dr Hooker sera attaché
mme officier médical surnuméraire) le
D: HOOKER, DANS L'INDE (Fin).
mettront à méme de remplir les vues du premier lord de l'amirauté, de lord Auckand, noble et éclairé promoteur de la science, qui souhaite que le Dr Hooker pousse ses recherches jusque dans les établissements anglais de Labuan et dans toutes les autres parties de Bornéo, ой il ponr pénétrer sans danger pour sa personne, afin de ré- diger un rapport sur les рой végé- tales de ces contrée Une des ын мадани les plus ex- presses est sponsi s'il est possible, de la rande montagne de Keeny Baloo, dont on estime = hauteur & 14,000 pieds. © Hooker s'est embarqué à Ports- mouth, le 41 novembre dernier, sur la fré- gate anglaise le Sidon, qui gy lord Dalhousie à Alexandrie, d’où ce personnage se mettra en route pour Calcutta. On s’at- tend que le D' arrivera dans la première ville vers la fin de décembre. П employera probablement deux ou trois mois á explorer
il se dirigera vers le nord, peut-étre jusqu a sim; mais on concoit que son itinéraire exact dépend de dew qu'il est im- possible de prév Extrait is d oin Journal of Botany, décembre 1847.)
Nous sommes heureux de pouvoir ras- surer par la publication de cette lettre les
nombreux amis de l'illustre savant Prussien, dont l'état de santé avait été depuis quelque temps et a div seg reprises présenté comme désespéré par divers journaux, A de tels hommes Ж "em existence est un bien- fait du Cie
Сн. Г.
( y . ' 4 Г i «Удине LA Әсберігін Ker rf C lite ТШ Josephina Lent.) (
ОТЕ hth & pick an Horto Van Houlle«uo i
EEE so
MARS 1848.
522-525.
BRUNSVIGIA JOSEPHINE,
BRUNSVIGIE DE JOSEPHINE.
Ётум. Voyez ci-dessus, tome Ш. pl. I-II. 192-195.
Amaryllidaeee $ Amaryllidee. — Hexandria-Monogynia.
CHARACT. GENER. — У. ibidem.
CHARACT. SPECIEI. В. foliis (plurimis) lo- rato-elongatis erecto- patentibus g — Por aA pedunculis levibus longiore, ets a pse
pinata, tubo unciali, lim үзі: minime expense apicibus lacini oribus porroction ribus magis canaliculatis ri "ета Е
Scapo ancipite, foliis lanceolatis glabris, umbella i і іс ue corollarum, præ- sertim superiore, тето,
Brunsvigia Josephine KER. Ñan! Kew. ed. 2. Hersert. Bot. Mag. t. 2578. Am. Jos. Y flore striato. Am. Jos. 8 minor... Bot. Reg. 1. 192-195.
Amaryllis Josephine Vent. RenoutÉ. Lil. gare 372. ryllis gigantea Van Marum in Schr. Hagriom бе n Gesell жы) Ш. Птетв. Gartenlex. Nashir.
pr ай ыда Hers. Trans. Hort. Soc.
“ae B. e te Dnvaxp. Hort. Kew. ed. et же ‚ Bot. Mag. t. 1619. Posterior idit t synonymon; ideo nec Ama- ryllis er L.et alior. - A Confer. ea de re Roem. et Scaunt. УП. 844. 8
Si jamais dédicace florale a été méritée, c'est sans contredit celle de la splendide plante dont il s'agit, dédiée par Ventenat à la noble femme qui, sortie des rangs du peuple, monta sur le premier tróne du monde, et sut, à force de grandeur d’äme, de bienfaisance, d'aménité, d'encourage- ments empressés prodigués aux arts et aux sciences, par ses malheurs, enfin, et par sa résignation, justifier l'élévation immense à laquelle le hasard l'avait fait parvenir, et mériter, aprés sa chüte, les respects, les re- grets de tout l'univers.
La Brunsvigia Josephine (connue d'abord sous le nom d’Amaryllis gigantea, fut in- troduite du Cap, sa patrie, par les Hollan- dais, possesseurs alors de cette belle colonie, dont les Anglais s'emparérent en 1795. Elle fleurit, dit-on, pour la premiére fois en Europe, seize ans aprés son intro- duction, et devint alors la propriété de l'Impératriee Joséphine, qui еп décora son magnifique jardin de la Malmaison: centre dans lequel venaient se réunir, à grands frais, malgré les obstacles immenses qu'y opposait la guerre, une foule de végétaux de tous les points du globe. Hélas! qu'est
том, IV.
devenu ce jardin, ce palais, ой les arts et les sciences étaient si généreusement en- de ы volvunt Parce , sic fata.Deüm Rex Sorte, volvitque vices: is vertitur mg. Утв
La Brunsvigia Josephine a été confon- due par plusieurs auteurs avec la В. mul- liflora, notamment par Ker et Gawler (Bot. Mag. t. 1619). Elle en diffère par son bulbe ové-allongé, et non globuleux; ses fleurs concolores et non interrompues par une bande verdátre; son ovaire moins ren- flé; des bractées florales presque nulles et non trés allongées; des feuilles plus nom- breuses, glauques et non d'un vert gai, ete.
Ses fleurs, d'environ 5 + pouces de dia- métre, d'un eramoisi vif en dedans, d'un jaune orangé, obscurément pourpré en dehors, forment une vaste ombelle de près жап métre de diamétre, et composée de 50
à 60 fleurons et plus. Le scape qui la porte est comprimé, haut d’environ 2 ou 5 pieds. Son bulbe, le plus gros connu parmi les Liliacées et les Amaryllidacées, atteint sou- vent 25 pouces de circonférence et à peu prés autant de hauteur. Aprés la floraison,
6
822-323»
il sen élève 12 ou 15 feuilles; lesquelles, dans l’âge adulte, dépassent souvent deux pieds de longueur, sur une largeur de 5 à 5 pouces, etc.
Une telle plante, et par son port, et par sa magnificence florale, mérite bien de fixer l'attention des amateurs, qui devront, par ces causes, lui donner les quelques soins qu'exige sa culture, ni difficile , ni dispen- dieuse chez nous.
Descr. Bulbe ové-allongé; tuniques brunes,
glabres, subfalciformes ou droites, Шын ressé , aneipite,
rougeätres, marcescentes, longues de 5 a 6 pouces. Pédicelles longs de-8 а 20 pouces, arron- dis-anguleux, épais , ombelles, ч obscu- rément pourprés et non ren nflés au sommet, ой ils sont, selon leur position, Je ou moins
>
flechis. Perigone infundibuliforme, subcampa- nulé; tube á peine distinet de Povaire, eylindri- que-3-anguleux (sexsillonné), partagé au sommet en 6 amples segments li linéaires-lancéolés , forte- ment révolutés, épais, rigides, concaviuscules, dont les 5 extérieurs oncinés-apiculés à l'extré- mité. Dei rer ascendantes; filaments s, inclus, coccinés au sommet, jaunes a la tas: ades s dblongues чан „озин em pollen jaune V Style plus long que les étamines, dont il кай, 1а courbure, rouge, tri-strié, et terminé par un stig- mate obtus, pubérule, obsolétement trigone-ponc- tiforme. Capsule obovée - oblongue , réticulée- veinée, à angles aigus. Semences noires, globu- leuses, “petites.
On cite deux variétés de cette plante, l'une à feuilles plus étroites, l'autre à fleurs striées (V. Bot. Mag. t. 2578). Cette der- nière mérite quelque attention ; mais il serait fort difficile, probablement, de la rencontrer dans les collections.
Ca. L.
CULTURE.
Cette espèce ne demande aucune chaleur en hiver, et c'est à tort que quelques per- sonnes la tiennent en serre chaude. Pour végéter normalement, et fleurir par consé- quent, il faut la planter en pleine terre, au pied d'un mur au midi, Ру enfoncer pres- que jusqu'au collet, Тарбие lá & toute Yardeur solaire de l'été, et l'hiver la couvrir d'un châssis bien protégé contre la gelée. Là elle fleurira immanquablement; dest ainsi que je l'ai vu cultiver, comme je l'ai dit (V. tome III, février 1847, pl. I-II), par M. le baron de Peuthy, à Huldenberg, prés Bruxelles, ой elle fleurit tous les
deux ans. А défaut de pleine terre, on | peut la tenir dans un large et profond pot, ou mieux dans une caisse, qu'on rentre l'hiver dans le coin le plus froid, mais le mieux éclairé ей le plus sec, de la serre tempérée. Alors on la rempote au prin- temps, dans un sol riche, mais léger.
La figure ci-jointe a été exécutée d'aprés un individu qui a fleuri à Epernay, ine M. Perrier-Jouet, qui a bien voulu me communiquer pour en enrichir la FLORE.
L. VH.
Vom EET
: ) (Ye ap f ( х; man Loi Я; кеі A "T ҰТА a ( ree k
Шат» V. Hemthaanco ith demict an Horto Van Hontteanc
| | |
MARS 1848.
524.
ÆGIPHILA GRANDIFLORA,
BOIS-DE-CABRI à grandes fleurs.
A y Д ` , . . , E Етүм. 44%, yes, chèvre; @iAos, ami. Ces plantes sont, dit-on, recherchées par les chèvres; ce qui les fait appeler aux Antilles bois-de-cabri.
Verbenacez $ Ægiphileæ.
CHARACT. GENERIS. — Calyx campanula- tus v. turbinatus T—— Corolla hypo- gyna infundibuliformis v. hypoer raterimorphs, tubo calyce multo longiore. limbo quadripartito.
mina 4 coro æ tubo inserta exserta aequa u
osta; loculis uniovulat зии terminalis bifidus. Bacca quadriloculari ilocularis. Semina in ictices Americe tro ice , foliis oppositis simplicibus , corymbis axillaribus et ter- minalibus dichotomis paniculatis, corollis flavis
¿Egiphila Jaco. Am. ed. po: t. 16. Observ. IL. 3. t. 29. Lamx. Encyel. 1. 70. Vanı. Eclog. I. t. 10. В. et P. Fl. per. +. 76. Kurr іп НВ. et B. Nov. e. et sp. П. 249. t. 130. 131. iaces bea Avgr. Guian. I. 62. 25. Omphalococca WiLLD.
— Didynamia-Angiospermia.
Roem. pig Mant. IH. 10, Coll. Kuna. іп Abhandl. berlin. Acad. 1831. Esouien, Gen. РІ. 3713.
CHARACT. SPECIEI : Æ. glabra, ramis tere-
tibus, foliis vertieillatis oblongo-subobovatis bre- asi obtusis sub-
ү? Mie grandiflora Hoox. Bot. Mag. t. 4250. 1846).
Rondeletia sp. de la Havane; Новтох.
Il est vraiment regrettable que tant de belles plantes, introduites directement en Belgique, sortent ensuite de ce pays pour aller orner les collections étrangères , soit sous des noms erronés et donnés à hâte, soit , mais plus rarement, exacts et dont les jardiniers estropient plus ou moins Гіпѕегір- tion des étiquettes. Dans le premier cas, les expéditeurs ne sont pas excusables : car la Belgique ne manque pas de botanistes distingués qui pourraient determiner les plantes nouvelles; dans le second, le chef de l'établissement - expéditeur ne l'est pas davantage, car la suscription des étiquettes devrait exercer sa surveillance. Or, l'intro- duction directe et la détermination de plan- tes nouvelles est aussi une chose grande et glorieuse pour un pays! Pourquoi done ré- pudier cette gloire? Ajoutons à ces justes reproches, que le destinaire se plaint avec raison de ne recevoir souvent avec ces plan- tesaucun renseignement sur leur patrie, etc. Nous pourrions eiter une foule de preuves á l'appui de ces observations; nous nous con-
tenterons seulement de faire observer que, c'est surtout de l'autre côté du détroit, qu'en raison des faits que nous signalons, s'exerce souvent une critique assez acerbe contre Phorticulture belge, laquelle dans ces cir- constances, cependant, ne fait que tirer les marrons du feu pour les laisser croquer aux autres.
Sie vis non vobis tulit alter honores.
Nous espérons bien que ces réflexions, que nous inspirent l'honneur et l'intérêt de notre patrie adoptive, seront acceptées et jugées avec le même esprit qui nous les а dictées.
La plante qui fait le sujet de cet article, a été expédiée (nous dit M. Hooker) par un des établissements les plus distingués de la Belgique, à une maison anglaise sous le nom impropre de Rondeletia à fleurs jau- nes, et sans autre renseignement. L'absence complète de stipules aurait du tout d'abord démontrer que cette belle plante ne pouvait être une Rubiacée.
324b
Ses tiges rigides , ses grandes feuilles co- riaces et rangées en verticilles, lui donnent un port tout particulier, dont l'effet con- trastera avec le feuillage alterne ou opposé des autres plantes de la serre chaude, en méme temps que ses nombreuses et grandes fleurs d’un jaune d'or, en corymbes termi- naux n’en seront pas le moindre ornement.
Voici la description que donne M. Hoo- ker, qui a eu sous les yeux la plante en fleurs , en décembre dernier :
« Arbrisseau d'un pied et demi a deux de hau- teur, entièrement glabre, à l'exception de la co- rolle. Rameaux cylindriques, ligneux , d'un brun pàle. Feuilles oblongues ou subobovées, entiéres, penninerves, légérement ondulées, tres brieve- ment pétiolées, obtuses et même subcordiformes
à la base, aiguës au sommet et disposées par
-%959-
quatre ou eing en verticilles assez distants. Pé-
oncule terminal, long de deux ou trois pouces, portada une paire de bractées immédiatement sous la division в, il est assez com- pacte, et forme un corymbe multiflore. Calyce court, ge pentagonal, termine au sommet en s dents. Corolle, trés ample pour le genre, Жі, legerement tomen- teuse; tube subeylindrique, long d’un pouce; limbe de cinq segments étalés, presque égaux. Étamines exsertes, didynames, jaunes; filaments glabres; anthéres oblongues, sagittées. Ovaire globuleux, quadriloculaire; chaque cellule ren- fermant un seul ovule. Style aussi long que la corolle. Stigmate bifide. Baie subglobuleuse, mais élargie et comprimée au sommet, d'un
très beau bleu, et contenant deux graines osseu- ses, semicylindriques, parfaites, dans une pulpe verdâtre. »
Ca. L.
Explication des Figures.
Fig. 1. Anthére. Fig. 2. Pistil. Fig. 5. Section d'un ovaire (fig. gross.).
CULTURE.
Cette espèce, еп raison de la lignosité de ses rameaux, demandera des soins assi- dus en cas - "outurege. Il — surtout
1] à ҮСІП
© soit dans la cloche, soit autour des boutu- res. Comme elle pue facilement des grai- nes, il sera plus commode et plus avanta- geux de la multiplier par ce moyen.
Pour le reste, elle demande la méme cul- ture que celle qu'on applique aux autres arbrisseaux de serre chaude. On lui donnera une terre mélangée, mais par la raison que jai alléguée ci-dessus, on devra lui ménager les arrosements, car la plante transpire peu.
L. VH.
MISCELLANÉES.
+ 97. PINUS CEMBROIDES Zucc. (Pl. 554.) (PINACEZ Linz, Veg. Kingd.)
(Zucc. in Flora, 1852. 2. Beibl. 95
M. Hartweg a trouvé ce pin dans rd distriets froids du mont Orizaba, prés village de Chichiquila, à 40 ‚000 pieds Tae vation au-dessus mer. Il atteint 30 E ieds de hauteur. Par son port et son feuil- lage, il ressemble beaucoup au P. Llaveana,
mais il en différe par des feuilles plus petites et ag des cönes trois ou quatre fois aussi 870
. See. Benth. РІ. Hartw. 58. No 440.)
Loudon, dans son Arboretum (р. 995), же се pin a u P. Llaveana 5сшере; mais се dernier n'a aueune ressemblance ’ quel- conque avec le P. cembra, soit dans le port, soit dans le feuillage, soit dans les cônes. Les cônes du P. Llaveana n’ont que 5 rangs d'écailles, tandis que ceux du P.cembra en ont 8; ceux du P. cembroides 6 ou 7. Les
(La suite page 525.)
—
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MARS 1848.
525.
STATICE FRUTESCENS,
STATICE FRUTIQUEUSE.
Eryn. V. ci-dessus, t. II, Mars 1846, pl. VIII.
Plumbaginaceæ $ Staticeæ. -- Pentandria - Monogynia.
CHARACT. GENER. — V. ibidem.
CHARACT. SPECIEI. S. кл ramosa tota laberr rrima, caule et ramis cicatrisato-annulatis ;
oribus; corymbis am lissi- mis supra-decompositis ; scapo foliis multo lon-
giore robustissimo anguste alato fere de basi
ramoso; ramulis latius alatis brevissimis subse-
cundis, sicut et ramellis, bracteolatis, apice pro-
funde imbrieatim bifarieque emarginato - - latio-
ribus;
еі eor. nivea) in sinubus sessilibus tribracteatis. ов
Statice frutescens P. В.ЛҮквв (?). Hist. nat. des iles Canaries; partie botanique.....(?)
Nous devons la connaissance de cette re- marquable plante А MM. Thibaut et Kete- leer, hortieulteurs & Paris, & qui Роп doit également l'introduction toute récente dans nos jardins de la jolie S. imbricata P. B.W, décrite et figurée tout récemment dans notre recueil, Selon M. Keteleer, le nom spé- cifique ; que nous adoptons ici, a été donné
à la Statice en question par M. P. Webb, savant botaniste, dont nous avons fait der- niérement un juste éloge.
Nous ne connaissons pas l'histoire de la St. frutescens, еп ce moment (15 nov. 1847) en pleine floraison dans une des serres froides de l'établissement Van Houtte. Nous Savons seulement qu’elle eroit dans les Са- naries , d’où elle a été probablement impor- tée (de graines) par M. P. B. Webb, lui- méme, qui a fait un assez long séjour, comme on sait, dans ces iles, en compagnie de M. Berthelot, son collaborateur. On la recherchera dans nos jardins, ой on la dis- tinguera tout d’abord de ses congénères par son port arboreseent, ses amples corymbes compactes de fleurs bicolores, á calyce d'un
violet vif, à corolle Тап blanc de neige, et du plus charmant effet.
Descr. Plante entiérement glabre, а tige li- gneuse, ramifiée; rameaux robustes, rougeátres, annelés par la chúte successive des feuilles; feuil- les trés serrées, spirales-bifariées; les inférieures
rougeâtres, puis cylindriques, et très étroitement bordés ensuite par le limbe foliaire décurrent; celui-ci obové-rhomboide, épais, atténué-aigu à la base, étroitement décur- rent le long de la partie antérieure du pétiole, vert sur les deux faces, largement erispé-révoluté ou plutót con- tourné, subcoriace, trés lisse, trés entier. Ner- vures peu no ombreuses, obliquement parallèles, immergées, ou à peine saillantes. très rigides , ramifiés presque dès la base, beaucoup plus longs que les feuilles, étroitement ailes, extrêmement ramifiés-décomposés au sommet еп ramules et en ramelles oblongs-obovés , plus lar-
lunulée-acuminée), et extrémement nombreuses Bractées 3, imbriquées, la derniére trés grande.
Cu. L.
CULTURE.
(8. Fr.)
Cette езресе appartient essentiellement à | là, оп la placera dans l'endroit le plus la eatégorie des plantes de serre froide; | aéré, le mieux éclairé. On Ja tiendra dans
325 un compost léger, mais assez riche en hu- mus, et surtout bien drainé : ces sortes de plantes ne redoutant rien autant que l'hu- midité. Sa multiplication, par boutures, entrainera quelque difficulté et quelque longueur de temps, en raison de la nature subligneuse de ses rameaux. Aussi dans ce
-€963-
but devra-t-on n'en employer que les plus jeunes, bien nettement coupés à leur point d'insertion. On la multipliera plus promp- tement et plus sürement au moyen de graines, qu'il est probable qu'elle donnera aisément dans nos climats.
L. VH.
MISCELLANÉES.
+ 97. PINUS CEMBROIDES Zucc. (Pl. 551) (Suite).
ux derniers cependant se ressemblent р
А еп juger par son habitat et son appa-
rence , ce pin sera rustique (еп Angleterre) et est tout-á-fait nouveau pour les collec- tions
Descr. Feuilles 5, 41-11 pouce de longueur (dans Те; échantillons sauvages), assez rigides, légèrement torses ir ase, tri tres rom
ee Branches verticales, vertieillees ordinai- ent par 5, regen s ya age: assez gréles, | е assez lisse
> ,
environ d'un 4 pouce, atténuées aux ; кик, dont! rune. la "plus petite, est légerement angu шеп
us ex Journ. of hort. Soc. 1. 150, c. ie.)
SE ыы алла е
+ 98. PINUS GORDONIANA Hanrwec (1). (РІ. 331.)
Cette noble езрёсе atteint 60 ou 80 pieds
de hauteur, | et habite le Cerro San Juan, pres de Tepic, au Mexique en doit la découverte & М. Har artweg , qui Tui donna le
nom spécifique qu'elle porte. De toutes ses congénères introduites jusqu'ici , c'est celle
qui a le plus beau et le plus тив feuillage. Les habitants du pays lui donnent le nom d’Ocote hembra (pin femelle). Elle est assez rare dans le Cerro , où elle se plait dans les parties Dm plus froides, et se montrera pro-
ablement rustique dans nos jardins
Descr. Feuilles 5, assez greles, егез, tres serrées , d'un теті сізіг, longues de 16 pou
quart de pouce. Feuilles primordiales, dans les jeunes plantes de graine, ordinairement au nom-
ces (dans les échantillons sauvages). Gaines ег- (Rép. ex dedu. of Hort. Soc. 1. c. ic.) sistantes, subscabres, écailleuses, longues d'un (1) P. foliis quinis tenuibus minutissime serrulatis loagissimis, vagina squamosa subscariosa , strobilis pendulis subsolitariis
НИ AIR reetiuseulis, squamis rhomboideis vix pyramidatis rugosis obtusis, semine parvo
ala semilanceolata obtusa.
. Gorpon, |. с.
% ; © а да (0. р 97 Silo cenibcotoeo Дисс 96 duo Socecortrauta Hartweq
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MARS 1848.
CHLIDANTHUS FRAGRANS,
CHLIDANTHE à fleurs odorantes.
Етум. ХА ноя, délicat; ados, fleur.
Amaryllidacee $ Amaryllidee. — Hexandria-Monogynia.
СНАВАСТ. GENER. — Perigonium согоШ- num superum infundibuliformi-tubulosum , tubo
recto sensim ampliato, limbi sexfidi laciniis æqua- i ina 6 fauci
Semina plurima, testa brunnea membranaceo- rginata.
Herbæ chilenses , bulbo radicali tunicato , foliis serotinis linearibus, scapo tereti, umbella termi-
пай pauciflora, spatha scariosa mono-diphylla, floribus magnis luteis. Ехрисн. Gen. Pl. 1281. Chlidanthus Linne. Collect. t. 34. Bot. Reg. t. 640. Киси, 1. exot. t. 45. Hens. Amar. р. 72. 190. t. 27. f. 2. 192. t. 27. Mag. 8. t. 21.) — Clinanthus Hens. App. 40. Amar. — Clitanthes Hers. Bot. Reg. 1839, adn, ad t, 68. (Misc. 141. 1839.). Merss. Gen. Pl. 393 (296).
CHARACT. SPECIEI : (Si exstent species due ?) foliis anguste ensiformibus; floribus sessilibus. Lipi.
Chlidanthus fragrans LINDL. 1. с. (? Clinanthus luteus et Clinanthes lutea HERB. 1. c. Pancratium luteum Ruiz et Pavon. in Herb. Lamb.
Peu d'auteurs jusqu'ici se sont occupés de la nomenclature des plantes bulbeuses, et en exceptant le beau travail de M. William Herbert sur les Amaryllidacées , paru il y a déjà quelques années, et celui sur les Li- liacées de M. Kunth (utile ouvrage , mal- heureusement inachevé, et dont la suite se fait impatiemment attendre), il n'existe encore aucun livre complet sur cette inté- ressante partie du régne végétal. Aussi voyons-nous avec un profond regret la con- fusion qui existe entre les genres, le peu de solidité caractéristique de bon nombre d'en- tre eux, enfin l'inexactitude et le vague de leur synonymie. Nous appelons done avec instance l'attention des botanistes sur ces plantes, si dignes d’occuper leurs savants loisirs; heureux si nous-mémes de temps à autre nous pouvons contribuer en quelque chose à la confection d'une monographie si urgente et si désirée!
La plante dont il s'agit est une preuve de ce que nous avons avancé. Aucun auteur n'est d'accord à son sujet; son nom généri- que méme lui est disputé (v. ci-dessus). Est-elle la seule de son genre? Sont-elles deux? Le genre lui-méme doit-il subsister?
Espérons que ces questions seront bientót résolues.
Quoi qu'il en soit, le Chlidanthus fra- grans est une jolie et agréable plante, origi- naire du Pérou, Фой elle a été envoyée en Europe vers 1820. |
lé, В. et Scn.), d'un beau jaune, sortant d'une spathe uni-bivalve, ovée, de moitié plus eourte u'elles. Périgone infundibuliforme, presque ir-
les extérieures ovées-mucronées. Filaments sta- minaux droits, inclus, inégaux; ceux opposés aux lacinies externes subules, entiers; ceux al- ternes plus courts, munis de deux dents, Anthé- res oblongues , jaunes. Ovaire trigone. Style plus long que les étamines. Graines roussätres. (Par- tim ex LINDL, descript.)
Nous nous proposons de revenir plus tard sur cette plante.
Сн. L.
326 -%999- CULTURE. LeChlidanthus fragrans est presque rus-
tique. Il suffit de couvrir ses bulbes pendant les gelées d’une légère couverture de feuil- |
multiplication est très facile par les jeunes bulbes qu'il produit chaque année.
les qu'on enléve au premier printemps. Sa L. VH.
MISCELLANÉES.
+ 99. FORTUNEA SINENSIS Ілу. (1) (Pl. 551.)
(JUGLANDACEA.)
Jusqu'à ce que М. Fortune l'eüt retrou- , supére, 4-denté et se —— en 2 stigma- vée sur les collines qui sillonnent les iles | tes courts ы: Ha a (fig. ^
de Chusan et de Ningpo, on ne connaissait Comme c'était la plante la plus remar- de cette ur plante qu'un cône, | quable, sous eps суа 2 ا الت qu’eüt qu’on cro er quelque Coni- | encore découverte en Chine М. Fortune, fere encore qe, (зі пее. М. Lindley, avec qe oS la lui a dé-
D’ es и à issus des graines | diée, pour rappeler en cela les nombreux
rapport es в par М. Fortune, les cônes et les | succès de ses explorations dans cette con- échantillons secs qu'il en avait préparés, | tree si longtemps inconnue, le zéle, Pacti- M. Lindley а reconnu qu'elle appartenait à | vité, la persévérance, le talent qu'il y a
l'ordre des Juglandacées. C'est un arbre ou | déployés.
un — (on ne sait pas encore lequel Elle a, ui l'avons dit, le port d'un Su- des deux), ayant l'aspect d'un Sumae (Rhus), | mac; et comme telle, elle fera bon effet et дю Шей distinet de tous les genres dans vs босади ^ les taillis des parcs , où de cette famille, par ses fleurs máles en | elle pourra , selon toute apparence, braver chátons, semblables à ceux d'un saule, | nos hivers. Ses feuilles sont 4-5-jugées avec
composés d'écailles étroites, velues, blanchá- impaire, à folioles ovées-lancéolées, pres- tres (probablement) en dedans et portant | que we doublement dentees et d’un el effet.
jeune fruit est un corps petit, lenticulaire , Сн. L. ailé de chaque côté, vêtu d'un calyce petit, (Ex Journ. of Hort. Soc. 1. 150. e. ic.) > Fortunea (M. Fortune!) Gen. . Flores amentacei monoici: Amenta ue нта а erecta eher. amis foliaceis intus ree (albis o bosi — feminea terminalia е squa mbric erectis uniflor amem glabris constantia. Calyx superus 4-dentatus. Corolla O. Ovariu "ied hes essum » terum "ы йе erecto; stylo brevissimo; ا 2 linearibus puna, piren oblongus e squamis duris patentibus mucronatis ae аа constans. Nuces parvæ compressæ А А mem rustaceo fragili basi oblique intruso. Semen 1 erectum cordatum eotyledonibus lobatis complicatis, radieula supera protr
Fortunea sinensis : Arbor (21; foliis ых eres cum impari, foliolis ovato-lanceolatis biserratis. J. Linon. Journ. hort. soc, 1. 150. е. ie. (Fortuna !).
4
Null
aimeiicana
laica
P. Cen
MARS 1848.
CENTAUREA AMERICANA,
CENTAURÉE D'AMÉRIQUE.
Érrm. Kevravpsov [22], Centaurea, de Kéyræupos (81, Centaurus , Centaure. (Voyez les details donnés plus bas dans le texte.)
Asteraceæ $ Cynareæ-Centauridæ. — Syngenesia-Frustranea.
discum n ae num тен papillosa, antheris un
Achenia compre -— areola prope basim sus paies li. Pappi sete subfiliformes dicm: seepiss me multiseriatæ , intimæ minores subcon- niventes rarius exteriores æquantes у. supe- ran
He е in veteris Pu — boreali in- genti formarum numero degen егіса жесір, ор late "d Lar ат "diffuse nunc cosmopolite
* 3
Enoricn. Gen. Pl. 2871.
Culla eer 4 Pume, ete. Crus, Маттніо1. e plurimi Te . Gen. 174. Less. Synops. 7. DC. Prodr. УТ. 565. VII. 3 EISN, 6 . 226. (140); et omn. auct. ! = бесті Grin et Calcitrapoides Wa па. (DC, ann. mus. XVI, yanus Dese. Baume. Pl. Transylv. П.
1, P. = =: Шы. Polyacantha , Leucantha
Gray, Nat. arr. II. 441-444, Lepteranthus et Podia Neck. Plec-
Lenes, Fl. idus lods е citatis P жайы! ҮП. Vel Expt. 1. с. (1).)
CHARACT. SPECIEI : С. Саше erecto parce
ramoso sulcato sub apitan — foliis ses- silibus glabris, infer. tis repa
и дірет: уз» acutis, capitulo ebrac-
to 510) nvol. bro ext. in a lo onge pectina m product raro reflexis, intimis longioribus wein scariosis pectin А
Centaurea Americana Мотт. ганат acad. Phil. 829
1891. р. 117. Non SPRENG. Less. Linn. 1 . 59. OLLA, Hort. rip. І. 119.t. 6. DC. L e. 575. н. L. Flore des 5. et des J. de T'Eur. supra Ш. Mise. 57
SYNON. Centaurea Nuttalii Sprens. Syst. Veg. IV. add. p. 298.
Plectocephalus americanus D. Don. in SWEET. Brit. Fl. Gard. ser. 2. t. 54.
La grande Centaurée, comme l'appellent les herboristes et les charlatans (Centaurea centaurium L.), type de ce nombreux genre, était pour les anciens (xevravptoy eye) une panacée universelle ; elle guérissait de toutes les maladies; elle fermait toutes les bles- sures. Pline, qui la décrit d’après Diosco- ia et d'une maniére assez reconnaissable
г nous, nous en apprend ainsi à la fois l'áymalogie et l'histoire de la découverte de ses vertus : Centaurea curatus Chiron,
cum Herculis excepti hospitio pertractanti
arma, sagilta excidisset in pedem. Sa vertu pour la fermeture des blessures est telle,
ajoute-t-il plus loin, qu'elle fait adhérer |
entre elles les viandes avec lesquelles on la fait bouillir (vis in vulneribus tanta ut cohe- rescere etiam carnes tradant, si coquantur simul (1)). Les poétes, à leur tour, chantres des combats , Lucain et Virgile, n'ont pas manqué d'en chanter les mérites ; le pre- mier dit dans la Pharsale : Et panacea patens et Thessala centaurea.
le second A cette Centaurée ajoute une sorte de Thym :
Cecropiumque thymum et graveolentia centaurea. күү ыла ы HR SE I E
(1) Lib. XXV, cap. VI.
A A мени
(1) Оһаву. ad Lectorem! quod qui
uidem extensissimum — in tribus quinque et in subgenera (subdivisa ipsa!) dua et tri-
auctorum er et арғы aa rejiei
deb a
325»
2; >
Pas n’est besoin de dire que le temps et l'expérience n'ont nullement confirmé ces merveilleuses qualités, et que de nos jours l'emploi еп est à peu prés totalement аһап- donné. On a à peu prés vainement aussi cherché, dans les XVI* et ХҮП? siècles, à
attribuer à quelques autres espéces des:
vertus qu'elles n'avaient pas ; ainsi le Bluet ou Barbeau (Centaurea Cyanus L.) serait un reméde efficace pour l'éclaircissement de la vue; de là son nom charlatanesque de casse-lunettes; le chardon bénit (C. bene- dicta L.) agirait comme tonique sur les fone- tions digestives; le chardon étoilé (C. calci- trapa L.) serait à la fois diurétique et fé- brifuge; ete., etc. Le temps a fait justice de toutes ces prétendues vertus, qui, si elles existent, sont à tort ou à raison tombées en désuétude.
Toutefois, quelques espéces mériteraient d'étre cultivées pour les produits qu'en pourrait retirer l'industrie; par exemple, le Bluet fournit une belle couleur violette, que la science chimique parviendrait facile- ment à fixer; la Jacée (C. jacea L.) peut donner une belle couleur jaune qu'on utili- serait avec avantage, etc.
Le genre Centaurea , tel qu'il est aujour- d'hui constitué, contient prés de 250 espé- ces, réparties dans trente-un sous-genres et cinq tribus, dont un assez petit nombre seu- lement ont été introduites dans nos cultures. La plupart d'entre elles sont jolies, dans laeception de се mot, beaucoup mémes belles, et dignes à tous égards d'orner nos parterres, dans lesquels leur culture serait des plus rustiques. Celles de nos champs (C. jacea, nigra, nigrescens, scabiosa, la- nata, solstitialis, calcitrapa, etc.) ont quel- que chose d'agreste , mais de gracieux, qui leur mériterait une petite place, qu'elles occuperaient tout aussi dignement que cer- taines plantes exotiques. Combien d'autres plantes indigénes dédaignées, qui cependant sont d'une véritable élégance, et qu'amé- liorerait d'ailleurs la culture! Ces plantes,
qui arrachaient à notre austére Boileau ces beaux vers :
Telle qu'une bergére, aux plus beaux jours de féte,
De superbes rubis ne pare point sa tete,
Et sans méler à l'or l'éclat des diamants,
Cueille en un champ voisin ses plus beaux ornements.
Parny, qui chanta à la fois les amours et
les fleurs, s'écrie :
Flore est si belle, et surtout au village !
La plante qui fait le sujet de cet article, est éminemment ornementale, par son port élégant, rigide et dressé, régulièrement ramifié; par l'ampleur extrême de ses capitules, les très longues corolles qui les composent et leur joli coloris d’un rose tendre, sur lequel tranche vivement le noir des fleurons fertiles du centre. Nous avons mesuré beaucoup de ces capitules qui n'avaient pas moins de 12 cent. de diamé- tre; leur odeur est grave, mais non désa- gréable. Nous avons dit ailleurs l'extrême irritabilité des fleurs du disque.
Elle est annuelle, s'élève à un mètre environ de hauteur et croit dans l'Amérique du Nord, oü elle se plait sur le bord des eaux et dans les endroits inondés, notam- ment dans l'Arkansas.
Descr. Tige fistuleuse , et hispidule, simple à la base, puis ramifiée eaux dressés, presque verticilles , ee tous striés-costés (ainsi que la tige; cótes trés petites, aigués és, cha- cune décurrente d’un pétiole), fortement renflés se: ge de chaque capitule, puis contractés au-dessous de l'insertion immédiate de celui-ci. Feuilles vertes, alternes, ovées-lancéolées , étroi- tes, sessiles (ou plutót portées par de trés courts pétioles, manifestement connés avec la tige), à à nervure médiane décurrente (1), à bords trés en- tiers een dentés dans les feuilles infer.),
és finement rd et criblées sur les deux faces de jah points immerges.
Capitules es trés iblis, и arrondis, solitaires , ac- compagnés de quelques 1 feuilles florales rares, Y im-
mut ee 5,
6-7-sériées, lancéolées-oblongues, vertes, veinées-
VEN UO ыы ы а UNES
(1) Plane en dessus et bordée de chaque cóté par un léger renflement du parenchyme
celles
—€263- 3270
striées, appliquées jusqu'au-delà du milieu , puis blanchatres, membranacées, grossierement рес- tinées-acuminées. Fleurs du rayon plurisériées, ésexuelles, & tube courbé, trés long et trés-gréle. Segments 6, linéaires, étalés, canaliculés; ovaire
couronnées а l’ovaire de soies trés serrées , roses ;
segments 5, linéaires, oblongs, droits (non étalés) ; filaments staminaux 5, trés finement papilleux dans leur partie libre; partie anthérifère insérée à la moitié du tube, exserte, très irritable. Style plus long qu'eux, blanc, grêle; stigmate filiforme, un peu renflé à son point d'insertion avec le style. Réceptacle alvéolé ; ligules des alvéoles lacérées; toutes les soies glabres..... Сн. L.
CULTURE.
On traitera cette composée absolument à la facon des plantes annuelles exotiques (Balsamines, Reines-Marguerites, Clarkia, Coreopsis, ete.), c’est-à-dire qu’on la semera au printemps sur couche tiède, sous cloche ou sous châssis, pour la repiquer en place
dès que les gelées ne sont plus à craindre. Multiplication de graines, qu’on recueille en automne. Bon sol, meuble et profond ; arrosements abondants pendant la chaleur.
L. ҮН.
MISCELLANÉES.
ج > €
ENTOMOLOGIE HORTICOLE.
+ 100. DE LA PORTE-SCIE DU POMMIER. (Pl. 552.)
(Tenthredo testudinea Kuve. et STEPH.)
Parmi les nombreux insectes qui infestent le Pommier et qui en attaquent ou le bois, ou Pécorce, ou les feuilles, ou les boutons а fleurs, ou enfin le fruit, celui dont il уа étre question est Pun des plus grands dé- prédateurs de cet arbre. Il s'attache parti- culièrement aux jeunes fruits.
Nous ayons maintes fois vu á la fin de
nassant plusieurs , nous remarquámes que i . , . , l'intérieur en avait été entièrement rongé
par un ver, qui sen était déjà échappé. u
au moyen d'un trou pratiqué de dedans еп dehors, Choisissant alors quelques-unes de
qui semblaient le plus récemment tombées, nous apercúmes alors l'insecte qui n avait pas encore eu le temps de se retirer. Cette circonstance nous découvrit l'une de ses habitudes ; c'est-à-dire que nous eoncluämes
* % . de là ; que l'animal ne ronge pas son chemin
pour sortir de la pomme, tant que celle-ci est sur l'arbre, qu'il ne rampe pas le long des branches et du tronc pour aller se terrer ou pour faire son cocon sur l'écorce; mais qu'au contraire, il attend patiemment que le fruit tombe, par suite de la ruine du support que la pomme ne peut plus nourrir.
Nous devons faire observer ici que c'est
А le fait le plus important dont le cultiva-
teur doive avoir connaissance, en ee qui lui révèle le secret de la cachette où l'insecte passe sa période vitale inactive et inerte, pendant laquelle on peut le combattre avec le plus d'avantages.
La larve de cette Tenthréde est d'un jaune de buffle obscur ; sa téte est brune; le dos est rayé d'une ligne rosätre trés mince, produite par les vaisseaux dorsaux visibles à travers la peau semi-transparente ; le corps est fortement ridé en travers, et porte, outre les trois paires de pattes ordi- naires du thorax, six autres paires de pattes ventrales trés courtes, et enfin une der-
1
nière paire à l'extrémité ; ce qui fait en tout
3274
vingt pattes. Un ае s'apercevra tout de suite que ce nombre de pattes est plus grand que Td = oe de Lépidop- teres, et que Pin п fait appartient
а Pordre des Нунез (famille des Porte-Scie
1 offre u une an qui lui est com- mune avec quelque “on larves; E ч on le touche, il ém s pores de une petite quantite dur fluide, dont Той est exactement celle de la punaise.
La larve de notre Tenthrede, apres s'être frayé une бе hors de la рош a pénétre dans le sol, Y forme son cocon dans lequel elle Sei à l'état inerte jusqu’ à l'année suivante.
Vers le milieu de mai, nous оаа де nouveau notre attention sur les тётеѕ pom- miers, qui l'année précédente nous avaient donné occasion d'examiner l'insecté en ques- tion, et qui ‹ étaient alors en pleine floraison. apercümes alors voltigeant autour des fleurs оп se posant sur elles, un grand nombre de ces porte-scie, à l'état cec produites par les larves de l'année derniére Nous vimes méme distinctement l'une de femelles courber l'extrémitéde son abdomen
Ф
LIF-
dans le but de déposer ses œufs dans un manii mais à notre approche la timidité la
tf
Linsecte paran est la Tenthredo testu- dinea de Kruc et SrEPHENS. La surface du corps est d’un s brillant; le front, les cótés de la téte, les épaules, les antennes, les pattes et le dessous du corps sont d'un orangé pale; les ailes sont légèrement ma- eulées de brun. Le mále est un peu plus plus petit et a le corps obtus au sommet.
2:0: W. (Extr. du Gard. Chron., 25 déc. 1847.)
се qui précède on doit tirer l'ensei-
wa encore logés; nous disons les , les puerum Ре que si Роп se топша de les jeter au fumier ou de les enfouir, il est eviden nt won faciliterait au contraire E éclosion des insectes au lieu de les détru (Rép.)
Explication des Figures.
a. Jeune pomme; еп 8. les ravages de la larve, et la larve elle-méme en action. с. La larve grossie. 4. L'insecte parfait. e. Sa grandeur naturelle et son envergure
MISCELLANÉES.
+ 101. BEJARIA CINNAMOMEA Linou. (1).
BÉJARE à feuilles brunátres (Ericacee $ Rhododendrez.)
Сейе troisiéme espéce (2), cl due | а M.Lobb, qui Га découverte dans les Andes de Caxamarca , à 8000 pieds de кенені Lind-
feuillage est remarquable par le duvet lai- neux brun, et luisant qui revét le dessous des feuilles, et Tui a fait donner le nom spécifique qu'elle porte.
Сн. Г. (Ех Cl. Lino. Gard. Chron. 175. 1848.)
" (1) B. ramis tomentoso-hispidis; foliis leviter supra tomentosis, infra dense ferr "ugineo-lanatis ; xm in panieulas densas terminales , quarum pedicelli hispidi calycesque dense
(Trad. ex phr. specif. angl. Cl. auct.)
(2) Voyez la note (2) sous Bejaria œstuans ‚ page 528b,
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| | | І | 4 | | \ |
MARS 1848.
CAMELLIA (saponıca) WILDERI.
CAMELLIA DE WILDER.
Етүм. Voyez ci-dessus, tome II, Juin 1846, pl. Ш.
Ternstroemiacee $ СатеШеге. — Monadelphia-Polyandria.
CHARACT. GENER. — V. ibidem.
СНАВАСТ. SPECIEI : Тур! communis , С. /а- ponice varietas cum illo et var. dicta punctata in horto quodam americano enata.
Camellia Wilderi James L. L. F. Warren іп Catal.
EN aoa Roo o TA алы. et re ee E
М. James І. L. Е. Warren, à qui l'on doit l'introduction dans le commerce йе cette nouvelle variété, gagnée de semis par M. Marshall Р. Wilder, président de la Soc. d’Hort. du Massachusett, aux États-Unis, ne craint pas d'avancer (І. е.) quelle est supérieure à plusieurs des plus beaux Ca- mellias que nous possédions. Il rapporte quelle est née du Camellia japonica type, à fleurs simples, fécondé par la variété dite punctata; que la mère plante et toute l'édi- tion a péri par un incendie, en 1841, à l'exception d'une seule greffe.
Cest un arbrisseau à rameaux dressés, élancés, d'une croissance vigoureuse. Les
feuilles en sont amples , ovales-acumindes, légèrement dentées au bord. Les boutons en- tièrement ronds, couverts d'écailles d'un vert pále. Les fleurs, d'une grandeur moyenne sont, d'une exquise perfection, d'un rose clair délicat, et composées de 75 à 80 pé- tales arrondis, trés finement ou obsoléte- ment denticulés au bord et imbriqués avec la plus parfaite régularité du centre á la circonférence.
Ces fleurs s'ouvrent avec la plus grande aisance et conservent leur fraicheur pen- dant un laps de temps considérable.
CH. 1.
CULTURE.
A Particle Camellia Grande Duchesse d’Etrurie peut consulter les généralités de la culture des Camellias :
cessairement à celui dont il vient d’être question.
(t. П, Juin 1846, pl. Ш) le lecteur généralités applicables né-
L. VH.
OMISSION IMPORTANTE.
FORTUNEA SINENSIS (Explication des figures).
Fig. 1. Cöne femelle. Fig. 2. Une noix müre isolée. Fig. 5. La lle du cóne mále avec ses quatre
Fig. 4. Les deux stigmates. Fig. 5. Une écai (les fig. 9. 5. 4. 5. gross. *
méme vue intérieurement. étamines basilaires
328b
—$333—
MISCELLANÉES.
——9904—
+ 102. BEJARIA ASTUANS Мот (1). (Pl. 552).
BÉJARE 4 fleur couleur feu (2). (Ericaceæ Y Rhododendrew.)
Cette espéce habite les es s du Pé- rou et du Mexique, et Mutis, à qui Гоп en doit connaissance, la rencontra dans la N» @ , prés de Gonzanama. Par Rn le сөй et le riche "éclat (cou- leur feu, selon Mutis) de ses fleurs, elle rivalise facilement avec les Azalées et les
á 8000 pieds au-des mer. П en dit ш ae roses (d'un rose trés vif, si Pépithéte de Mutis est exacte
Les branches de cet arbrisseau sont cou-
vertes de poils rudes, et les feuilles fran- gées de soies noirätres. — ы. jeunesse, elles sont couvertes en dess ‘une sé- crétion ferrugineuse ; elles sont d’un vert fone glauques en dessous. Le | pédicelles et les aq sont hérissés de poils, comme les
‚ et rendus da neg par le liquide Баай qu'ils exsu
Culture en serre Rn
>
(Partim ex Linot. Gard. Chron. 119. 1848.)
„2 В. foliis nemi supra glabris subtus pubescentibus et glaucis, junioribus ferrugineo-tomen- o-ciliatis, corymbis term inalibus wes og nerd d ee edunculis іе Бири. 247. rhachi жіне ех
wd rumque жес уй hits viscosis. — Mur . Prodr. УП. 731). Phrar. spec. hodie Talde en
oblonga
(9) e ا de la Flore ag reconnaissants, nous Ге courant des nouveautés vraiment méritantes, aussitôt qu'elles
que fait ce zen pour les mettre г Phorizon horticole.
ing de ouvelle E eat ден ee hans Ta Fl de l'infatigable M. W.
NUE décrites et er on jette ‚u
ei-j jointes
— Befaria espérons du moins, des efforts incessants
Lobb, et qui, succes- Flore, го ѕе er de toute a ologie, si estuans (dont il est 3274), Ты hi Per inicrophylia, Vaccinium pen
s plantes é (тез en Europe > реттей, de graines envoyées par le voyageur que
+ 103. BEJARIA COARCTATA HB. er В. (1). (Pl. 552.)
BEJARIE @ corymbes serrées.
Découverte et décrite en premier Пеп par MM. De Humboldt et Bonpland (1. c.), cette plante a été retrouvée récemment dans les
omme le B. estuans, à laquelle jd ressemble beau- coup, mais avec des fleurs plus petites et pourpres, elle sera l'une diu plantes les plus recherchées de nos serres froides
Ses branches sont velues; ses "pedicelles
(Ericaceæ $ Rhododendrce.)
г 7 ou 8 sepales
laineux ; ses calyces еч; ап bord. без
оуёз, obtus, un peu u fra
et A Нани penda ment lisses, astas, de ett a blan- chátres en dessous.
Сн. L. (Part. ex Тлхрь. Gard. Chron. 175. 1848.)
) В. ramulis tomentoso-pubescentibus, foliis oblongis glabris subtus glaucis, жүй +
— ——
ln in dl po pedie
nna lanceolata Cav
ellis rhachi „calyeibusque ferrugir 1co-toment osis. H
ee Prodr, VH. 731
Bejaria iy tese. Horrur. Loss. nec HB. et B
геи сөсеттетттеі д Pr
4
dat
MARS 1848.
SATYRIUM GCARNEUM,
SATYRION @ fleurs carnées.
м. Les anciens donnaient le nom de Satyrium (reruproy n de >“ de plantes (1), que les modernes rapportent avec beaucoup de pro
asi е? satyre) à deux sortes ilité à des Orchidées indi-
gènes. Le nom fait allusion aux propriétés aphrodisiaques qu'ils leur supposaient.
Orchidaceæ $ Ophreæ-Satyridæ. — Gynandria-Monandria.
indiviso incumbentibus. set brevibus canaliculatis, glandulis peltatis,
Herbe in Africa australi extratropica indi- gene, т radios tuberosa, caule folioso, floribus spicatis, bracteis laxis.
Еломсн. Gen. Pl. 1536 et Supp.
Satyrium (Diosc. et Veter. seript.) Swartz, in Act. Holm. 1800. 214 et in Scunap. N. journal I. t. i. с. nec №. pat. et
Misc, 153-155. 1840. t. 18. Fn. pus Illustr. Orchid. E 31-14. Lisat. Orchid. 335, Bot Mag. t. 1512. 2172. Miss. Gen.
Selon W. Aiton, premier descripteur de cette plante (1789), qu'il confondit avec les Orchis, on doit la découverte au Cap et l'introduction de cette plante , dans nos jar- dins, á Fr, Masson, qui la rapporta en 1787. John Sims, qui vingt-trois ans plus tard la décrivit de son cóté et la figura dans le Botanical Magazine (1. с. 1812) en attribue également l'importation à M. Griffin, qui, comme Masson , avait aussi rapporté de cette contrée, si riche en végétaux intéressants de toute espèce , une grande quantité tres bulbes. Selon Aiton et Sims , elle fleu- rit en été dans nos climats (août-septembre).
Le Satyrium carneum, est une plante fort remarquable par l'ampleur de ses brac- tées élégamment bordées de rose, le volu-
A
PI. 380 (285). В. Br. in Hort. Kew. ed. 196. pops Bot. Cab. t. rem А. Rica. Ann. sc. nat. i ае . 18. f. 2. 3. 1841. XV. 80. t. 5. B. C. — peius ы іп бегін Syn. 508, Қасы Orch, Afr. 21-22,
РОН SPECIEI (2) : Bulbis (tuberculis)
folia Андер subtus а: spica compacta a
rect? ; flores ino-
e
rinata, carina ecurrente in
н а ета) lon ituline galeæ. Arr.
Foliis orbiculatis nervosis , bracteis poet E
арісе coloratis corollis majoribus, galea magna
басш, labello aue et ms 1. i. c.
E o à
Saty Bot. wu "Боғда Bot. Reg. Mi Misc. Ne 155 (1838). ( Br.. ау 9A is carnea Air. Hort. Kew. Are ed. Ш,
me de ses fleurs, d'un rose délicat , passant intérieurement au blanc. Ces fleurs sont disposées en un épi compacte, dressé, d'un pied et plus de longueur, d'un bel effet. П est digne de figurer dans les collections des amateurs les plus difficiles. . Descr. Feuilles orbieulaires, aigués au eg à nervures courbes, parallèles, saillantes n dessus, enfoncées en dessous, dont les inter- valles remplis par u p parenchym me glanduleux ; les supérieures сосе plus allongées, ч appliquées, поп cependant embras- antes; passant bientôt à l’état de bractées am- side et amplexicaules, nervées (longitudinale- ment) réticulées, d’un vert plus pale que les feuil- les. Fleurs axillaires; ovaire pétioléen, long d’un po се, sex-costé , droit (non tordu spiralement); erons du labelle appliqués le long d’ieelui et l'égalant en longueur.
(1) E, rpeQuarcy xat Васі oe дели V. L, Еоспѕ, Stirp. hist. comm, с. ie, ete.
(2) Deseribenti non suppeditat spee. viv.
329^
Labelle supére (par inversion florale!) , ample, exactement galéiforme, à bords relevés et pro- longés en une pointe dressée, au sommet. Les 5 autres pétales presque défléchis, étalés, sublan- céolées , carénés en dehors, subrévolutés au som- met, les deux extérieurs latéraux, un peu plus
-€963—-
grands; l'inférieur un peu plus long, plus étroit, plus charnu et coriace. Gynostéme incurve, еу- lindrique, aussi long que le labelle, bifide au ommet... (Reliqua desiderantur, nec ex Simsii descriptione hodie mendosa nobis exprimenda).
un
CULTURE.
Voyez la note placée sous la description de la Disa grandiflora (4. II pl. 160): note dont tous les details de eulture s’appliquent parfaitement а сеПе de cette plante.
Г. ҮН.
MISCELLANÉES.
——
+ 104. THIBAUDIA MICROPHYLLA Шихо. (1). (Pl. 552.)
THIBAUDIE à petites feuilles. (Vacciniaceæ.)
Ce joli arbuste, toujours vert, habite les hautes montagnes du Pérou, jusqu'à 12,000 pieds de hauteur au-dessus de l'Océan. C'est à cette élévation que l'a trouvé M. Lobb, i en dit les fleurs écarlates. Ses petites feuilles coriaces, d'un vert foncé, en méme temps qu'elles contribuent à lui donner une
apparence particulièrement élégante, le font ressembler à notre buis commun. L'aspect de la vignette ci-contre complètera suffi- samment cette courte notice.
Сн. L.
(Part. ex Linz, Gard. Chron. 25. 1848.)
T. sempervirens, ramis glabris sulcatis; foliis rotundato-oblongis obtusis v. retusis coriaceis
aveniis fere sessilibus,
pilis paucis parvis sparsis; pedunculis solitariis axillaribus unifloris
inira erectis multo foliis longioribus; corolla conica, ore 5-fido minimo
(Trad. ex phr. specif. Cl. auct.)
+ 105. VACCINIUM LEUCOSTOMUM Linvt. (1). (Pl. 552.)
(VACCINIACE Ж.)
Selon M. Lobb qui la découvrit à 8000 pieds de hauteur, dans les Andes de Pérou, dans un endroit nommé Veto, les fleurs de cette plante sont écarlates et blanches aux pointes : circonstance qui, aux yeux des
V. sempervirens, glabrum; ramis
erectis,
fleurs dressées , | rente, et par des feuilles presque sessiles; crénelées , plus grandes. Сн. L. (Part. ex Linz. Gard. Chron. 7. 1848.)
angulosis; foliis oblongis fere sessilibus crassis
(1) . . 2 “ . . 4 leviter erenatis obsolete venatis; floribus 3-4 in erectos breves racemos fasciculatos axillares; brac-
teis pilis fimbriatis;
corolla urceolato-campanulata ,
limbo brevi erecto? antheris muticis (Prad. ex phr. specif. angl. Cl. auct.)
Y. s 7. ALAMO Cacoline Lindl. 1%
lith & pict in Horto Van Houlteano.
MARS 1848.
BIGNONIA CAROLINA,
BIGNONE DE LADY CAROLINE.
Етум. У. ci-dessus, t. Ш, pl. 255.
Bignoniaceæ. — Didynamia-Angiospermia.
CHARACT. GENER. — V. ibidem.
‚ СНАВАСТ. SPECIEI : В. glabra gracilis, fo- liis conjugatis, foliolis cordatis acuminatis sub- pubescentibus, paniculis terminalibus paucifloris,
e campanulato truncato obsolete 5-dentato
Une circonstance toute particulière re- commande en premier lieu cette Bignone à l'attention des amateurs, c'est l'odeur suave qu’exhalent ses fleurs : fait fort rare dans les plantes de ce genre. En outre, leur blancheur de neige, relevée légérement de jaune à l'intérieur du tube, leur disposition en longues grappes terminales, ajoutent certainement à l'attrait prineipal que nous signalons.
M. Lindley , qui le premier nous fait con- naitre cette espéce , ne sait aueune des par- ticularités qui se rattachent à son histoire;
e sorte qu'on en ignore la patrie précise (qu'il suppose étre Buenos-Ayres) et l'épo- que d'introduction. Il rapporte qu'elle lui a été communiquée, dés 1842, par le comte d'Ilchester, à Melbury (Angleterre), chez qui elle a fleuri A-cette époque, et plus tard (en 1844), avec une grande luxuriance.
Dans sa notiee (malheureusement sans description) l'auteur regrette, et tous les amis des bonnes plantes le regretteront avec lui, que l'attention des collecteurs ne se porte pas sur les petites espèces de Bignones, dont l'introduction dans nos jardins serait si désirable; et qu'on pourrait commodément disposer, sur des treillis métalliques, dans des vases portatifs; toutes plantes d'ailleurs
TOME IV.
pubescente, corolla arcuata tomentosa, laciniis erispis patulis. LINDL
Bignonia Caroline. Тлхрь. Bot. Reg. Misc. A u (1849); t. 54 (1844). Атри. DC. Prodr.
assez rustiques, et qui pourraient se con- tenter chez nous de la serre froide.
Telle est, par exemple, la charmante Bi- gnonia Lindleyi A. DC. (1), dont on admire, depuis quelques années, dans nos cultures , les grandes et belles fleurs lilas, qu’elle donne avec facilité.
Descr. (2) Tige gréle, peu allongée, sillonnée, glabre; pétioles (renflés à la base) opposés , et pé- tiolules , subégaux , pubescents ainsi que les feuil- les, les calyces et les corolles. Folioles unijuguées, cordiformes, acuminées, ondulées, à nervures peu nombreuses, subramifiées; la troisième avor- Аф on to bild oiaoi: Rant-
dulés aux bords. Etamines..... antheres.. jaune. Style... stigmate bilobé; chaque lobe bilo-
bulé... Cai.
Сао Da а
(1) C'est le Bignonia picta Ілкі. (Bot. Reg. t. 45. 1842), dont M. Alph. Decandolle a 4й, avec raison, changer la dé- nomination spécifique (Prodr. IX. 147), puisqu'il existait déjà
ous ce nom une autre espèce qui n’a rien de commun avec celle-ci (B. picta HB. et К. Nov. Gen. am. ІН. 136. А. DC. Prodr, 1. e.).
(2) E. figura phrasique specifica Cl. auct. solum describo ,
spec. viv. v. sice. carens !
8
330b, 331 et 332.
-%38%-
CULTURE.
Gracieuse espèce, à grouper dans un même large vase avec la Bignonia picta (В. Lindleyi!) et à palisser sur un haut treillis métallique, disposé en pyramide. Pour ` „ les détails de culture, voir Bignonia Chamberlaynei ci-dessus.
L. VH.
MISCELLANÉES.
+ 106. MAXILLARIA SULFURINA Cn. Г.
(ORCHIDACEÆ.)
L'établissement Van Houtte a recu l'an dernier du Guatimala par le canal d’un de ses voyageurs une agréable petite «espèce de Maxillaria, à fleurs réunies au nombre de 3 à 5 au sommet d’un scape basilaire, vêtu de très courtes squames engainantes. Leur couleur générale est un jaune tendre, de la nuance du soufre, à l'exception du labelle qui est blanchätre; à l'intérieur, tous les segments vers la base sont criblés de petits points élevés (microscopiques) d’un rouge noirátre. Apres avoir vainement cher- ché à la rapporter à une espèce connue, nous nous sommes décidé à la regarder
comme nouvelle, en lui appliquant la dia- gnose suivante :
oblongis, supremo erect libero apice recurvo, lateralibus latis basi obliquis dilatatis in saccum late produetis falcatis cum gy- nostemate connatis extus basi valde carinatisintus idcirco canaliculatis, internis lanceolatis erectis
e. — Pseu enuatis striato-costatis ;
Ch. b:
+ 107. ONCIDIUM CAVENDISHIANUM Hook.
(ORCHIDACE Ж.)
La ЕтовЕ vient de recevoir de М. Jacob-
prise, au premier abord,
gante variété de ГО. bicallosum, à fleurs
mouchetées de rouge, mais qu'un examen i nnai
ulterieur, nous a fai tre pour
sauf Pampleur et les mouchetures
pres, que le savant orchidologue anglais (М. Lindley) est tenté de la rder comme une variété de la premiere.
La plante de M. Jacob-Makoy a des fleurs d’un coloris décidé , et non largement lavé de vert, comme dans la figure du Bota- nical Magazine (t. 5807). Les points pour- pres, qui en décorent tous les segments, à l'exception du labelle, qui est d'un jaune vif, sont trés nombreux , fins et réguliére- ment parsemes.
Un examen attentif des cals du labelle, un des principaux caractéres distinetifs, comme on sait, dans ce genre, nous a engage à modifier la diagnose spécifique du Bota- nical Magazine d'une manière plus exacte , ainsi qu'il suit (faisons remarquer à ce sujet que les fleurs de la panieule de la planche eitée sont, sous le rapport de la position des cals, dessinées plus exactement que la fleur analytique elle-méme) :
Tuberculis (Callis!) 5; 2 postieis parallelis bi- lobis, tertio antico majore trilobato, lobo mediano erassiore postice bilobulato.
Cet Oncidium est d’une rare élégance florale, et cet avantage, joint á ses amples fortement carénées , ері” dépourvues de pseudobulbes) , ajoute
belles espèces. | Си. L.
|
COURTE EXCURSION dans les montagnes des Orgues et dans les foréts vierges au Brésil (1). (Suile et fin.)
Au pied des montagnes, au-dessus de ces grandioses foréts, la végétation présente un tout autre caractére. Ce ne sont plus des arbres gigantesques , dont les vastes cimes interceptent la lumière sur le sol; mais ce sont de petits arbres et des arbrisseaux, ap- partenant surtout aux Mélastomacées, aux Myrtacées, aux Solanacées, aux Rubia- cées, etc. Parmi eux se montrent de nom- breuses fougéres herbacées, et quelques palmiers. Vers le centre , les fougères en arbre et les palmiers abondent; et parmi les premiéres, on en voit beaucoup qui n’ont pas moins de 40 pieds de hauteur. Tous ces arbres différent tellement de ceux de la fo- rét supérieure, présentent un aspect si étrange et en méme temps si gracieux, quils ont toujours de préférence attiré mon attention, sans en excepter méme les pal- miers. A 2000 pieds environ d’elevation , commence 4 se montrer, au bord des ra- vins, le long des torrents, une grande es- ресе de Bambou (Bambusa Tacoara MART). Les tiges de cette gigantesque graminée ont souvent 18 pouces de circonférence et attei- gnent une hauteur de 50 à 100 pieds. Tou- tefois ces tiges ne s'élévent pas droites, mais forment une courbe gracieuse & leur som- met. Le sentier que je suivais était dans toute sa longueur bordé de chaque cóté de charmantes plantes herbacées, parmi les- quelles dominaient le Siphocampylus Par- thoni, et des fougéres délicates.
Parti de Fréchal, au point du jour, je п'аггіуаі que vers le soir à la ferme de М. March: tant les objets que je rencon- trais à chaque pas sur ma route me sédui- saient et me tenaient en admiration devant chacun d'eux. J'ai donné ci-dessus un aperçu
de la grandeur de cet établissement; үзі dit la bienfesance et la générosité du maître, absent en ce moment, comme je l'ai rap- porté, et où je fus reçu avec empressement par la personne chargée de le représenter.
La partie la plus fertile de ce vaste et bel établissement, est une grande vallée, située entre la plus haute chaîne des Orgues et celle plus petite qui lui est parallele; et entrecoupée de vallons dirigés dans le sens des pies eux-mêmes, Tous sont bien arro- sés par de petits cours d’une eau limpide et fraiche, қ
A cette élévation le climat est beaucoup plus froid аға Rio. Dans les mois de mai et de juin le thermométre, avant le point du jour descend á 4-2—0 Réaum. Il monte, en février, à 25--0 Réaum. Là, la saison chaude est aussi celle des pluies. Des orages, de la violence desquels les Européens, qui n'en
‚ont pas été témoins, ne peuvent se faire
une idée : orages accompagnés de tonnerre, grondent presque chaque jour pendant les mois de janvier et de février. Ils s'élèvent régulièrement vers 2 ou 5 heures de l'aprés- midi et en cessant, ils rafraichissent déli- cieusement la soirée. Comme celles des en- virons de Rio, les montagnes des Orgues sont granitiques. Le sol d'alluvion y est trés-profond dans les vallées; et le sous-sol consiste en la méme argile ferrugineuse rougeätre , si commune à Rio.
C'est pendant le court séjour que je fis dans ces montagnes, que je fus, pour la premiere fois, témoin d'une de ces fameuses danses de négres, danses ou plutöt contorsions licen- cieuses, Sil en fut jamais : la battuca, enfin, que la plume ne saurait guére décrire sans effaroucher le lecteur. Aux sons d'une man-
(1) Voyez tome ІП, page 282 et suivantes, 502° et suivantes.
333b doline, ou plus souvent encore aux grin- cements d'un instrument singulier, formé d'une demi-noix de coco , percée d'un côté pour y fourrer les doigts qui la tiennent, et de l'autre au sommet duquel on a fixé cinq de ces longues et fortes aiguilles dont on se sert pour emballer, aiguilles que le musi- cien fait grincer tour à tour, les deux sexes, à demi ivres de cachaca et de restilho, demi nus, se mettent en branle, en chantant d'un ton monotone, en poussant de temps en temps des eris sauvages. C'est bientót une sorte de trénis, dont le moment su- préme consiste en un double attouchement ventral saccadé : mouvement qu'ils exécu- tent avec un délire, une ardeur, des poses, des regards, des contorsions, dont aucune parole ne pourrait redire la luxure.
Outre le Jaguar (felis onça), qui com- mencait à devenir assez rare dans les mon- tagnes des Orgues, lors de mon voyage, on y
-a vu encore le Jaguarété, ou tigre noir, non moins dangereux, et le couguar, ou lion d'Amérique. Sur les arbres vit une qua- trieme espéce féline, remarquable par la beauté de за robe et sa petitesse (relative), le felis pardalis ou chat- panthére. C'est aprés le soleil couché, que rugissent ces animaux ; et leurs grondements courts et saccades, répétés par les échos des mon- tagnes et des rochers dans ces grands bois, viennent jeter le trouble dans l'esprit du voyageur égaré, effraient les timides cerfs ou veados (cervus nemorivagus) , les Pecaris (Dicotyles labiatus et torquatus), les ta- pirs, qui se tapissent épouvantés dans des fourrés inaccessibles. Pour l'Opossum (Di- delphis Azare), il est la peste des basses- cours en Amérique, comme notre Renard en Europe. Comme cet animal, il a la vie extrémement dure; il court, il saute en- core, alors qu'il a été roué de coups de
ton, dans une de ses courses dépréda- trices.
Lors de mes campements dans les bois, sur mon hamae attaché par les extrémités à deux arbres voisins et protégé contre la
-@+—
ріше, par ma couverture de cuir, souvent le matin j'étais réveillé en sursant par les hurlements des Barbados ou Guaribos, (Mycetes barbatus ou Simia Belzebuth de quelques naturalistes), gros singes, vivants еп troupes, et dont le егі ou grognement ne semble avoir rien de terrestre ; ces cris ressemblent au bruit d'un torrent, ou en- core à la psalmodie de moines récitant en cheeur les litanies; tandis que de mon siége élevé, j'admirais la légèreté et la souplesse d'un autre espéce, le Sajou cornu (Jaccus auritus), à la robe sombre, sur laquelle tranchent vivement les bouquets de longs poils blanes qui tombent de ses oreilles. Un espéce de Paresseux, qui est la trés com- mun, (Acheus Ai) vit sur le Cecropia pel- tata, des feuilles duquel il se nourrit. Parmi les animaux les plus curieux par leur formes, entre ceux qui fréquentent ces fameuses montagnes, il faut citer le Tatou Tatusia Peba), dont la chair, cuite à l'étuvée, est une excellente nourriture, et que la nature a doué d'une сагарасе, com- parable à celle de la tortue; une espéce de Porc-épic, à queue prenante (Sphigurus spinosus); ces deux animaux se ferrent comme nos lapins; et surtout le grand et le petit Fourmilier ou Tamandua cavallo et Tamandua mirim (Myrmecophaga Taman- dua), au corps allongé, aux poils rudes, à la longue téte effilée: animal précieux con- tre les myriades de fourmiliéres destruc- trices de tout corps organisé, élevant leurs taniéres à hauteur d'homme; taniéres qui,
rtm,
nombreuses en certains endroits découverts,
semblent autant de petites collines. Il est vraiment fächeux de voir détruire par les chasseurs un animal innocent, qui par son genre de nourriture est appelé à rendre de si grands serviees à ce pays. On sait que le Fourmilier, place sa longue langue par terre le long de l'un des petits sentiers le lus fréquenté par les fourmis, et qu'il la retire lestement dans son gosier, lorsqu'elle
est suffisamment chargée de ces insectes. Il serait impossible d'énumérer dans une
-%999-
si courte notice la multitude d’oiseaux qui peuplent et animent ces solitudes, Сарин Poiseau mouche, а peine plus gros qu'un Frélon de nos шад jusqu’aux Teucans, et aux oiseaux de proie ou de nuit; la plu- part peints de couleurs éclatantes, et quel- ques-uns recherchés par les chasseurs pour la délicatesse de leur chair. Il faut men- tionner parmi ces derniers divers gallina- cées, appartenant au genre Penelope; deux sortes de саШев, le Macucu (Tinamus Ma- caca), et le Nhambu (Pezus Niamba); enfin une perdrix , la Capoeira (Perdrix guianen- sis), qui y est fort commune.
Si la Mammalogie et l'Ornithologie peu- vent faire d’abondantes récoltes et d’inte- ressantes observations dans ces montagnes, l’Erpetologie, elle seule, y est plus riche peut-être encore. Une foule de serpents venimeux ou inoffensifs y abondent, sont peints souvent des couleurs les plus écla- tantes et y atteignent depuis 1 jusqu’à 50 et, dit-on, 40 pieds de longueur (Boa). Les espèces de lacertiens, c’est-à-dire de ces animaux, dont les formes générales sont celles de nos lézards d’Europe, sont innom- brables , de toute taille; et leur robe miroi- tante est souvent bigarrée de couleurs bril- lantes. П en est de méme des espéces de grenouilles et de crapauds; ces reptiles pullulent par hordes considérables, de toute taille, de toutes couleurs; depuis celles qui ont à peine un pouce de long, jusqu'à un pied et remplissant aisément un chapeau; vivant soit sur les arbres, soit dans les mares, Peindre les divers sons que ces ani- maux émettent, surtout lorsque la pluie menace, serait au-dessus de mon savoir.
L’entomologie est bien plus riche encore. Ce sont des myriades d'insectes appartenant à tous les ordres (Coléoptéres , Hyménop- téres, Hémiptères, Lépidoptéres , Orthop- teres, ete. ), affectant, comme je l'ai dit, les plus brillantes teintes du prisme et rivalisant Véclat des pierres précieuses , sortout les Coléoptères et les Lépidoptères (Papillons). Parmi ces derniers, il n’est pas
333c rares d'en trouver dont l'envergure est d'un pied de long. Pendant le jour, ces beaux insectes, volètent par myriades, non-seule- ment de fleurs en fleurs, mais le long des cours d'eau et sur les bords des flaques d'eau.
D'énormes nids d'abeilles, de guépes, de toute espece, pendent des arbres, ou se cachent sous no feuillage. Malheur à l'imprudent (homme ou animal!) qui avance une main ou un museau téméraire vers leur demeure: une centaine , que dis-je, des milliers de pi- qüres douloureuses les font vivement rétro- grader et se repentir de leur agression in- tempestive. Terminons cette énumération (tellement sommaire qu'elle ne saurait don- ner une idée, je l'avoue, de la zoologie bré- silienne, et en particulier de celle de la Mon- tagne des Orgues, la seule dont j'aie iei à m'occuper), par cette multitude de lucioles, de lampyres, de Fulgores, etc., qui, une fois la nuit arrivée, traversent l'obscurité comme des étoiles filantes et l'illuminent de feux aussitót éteints que rallumés. Si les limites de cette notice, nécessairement fort res- treintes, ne me le défendaient, les animaux, que je viens de passer en revue, me four- niraient diverses anecdotes intéressantes dont je fus acteur ou témoin, et que je regrette de